Lyon : L'ancien responsable départemental du RN suspendu du parti pour un an

SANCTION Il lui est reproché d’avoir maintenu aux municipales, dans le 7e arrondissement de Lyon, un candidat non désiré par le parti

C.G. avec AFP

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Antoine Mellies (à droite), suspendu du RN pour un an.
Antoine Mellies (à droite), suspendu du RN pour un an. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

L’ex-délégué départemental du Rassemblement national dans le Rhône, Antoine Mellies, a été suspendu du parti pour un an à l’issue d’une convocation disciplinaire la semaine dernière. « Je suis atterré », a déclaré l’élu régional mardi en confirmant une information du site de l’hebdomadaire Tribune de Lyon.

Antoine Mellies a été entendu le 27 octobre par la commission des conflits du parti avec une autre élue régionale du RN, Agnès Marion. Cette dernière a reçu un avertissement dans cette affaire qui a servi de « prétexte » pour régler des comptes, selon des sources internes au parti à Lyon. Interrogé, le président de cette commission, Wallerand de Saint Just, a refusé de s’exprimer sur ces décisions.

Privé d’élections régionales

Le parti reprochait officiellement aux mis en cause d’avoir maintenu, comme tête de liste d’arrondissement aux municipales à Lyon, un avocat qui fut candidat aux législatives en 2017, dans le Rhône, sous l’étiquette des « comités Jeanne » lancés par Jean-Marie Le Pen. De quoi « déstabiliser le mouvement », selon leurs détracteurs.

La sanction prononcée à l’encontre d’Antoine Mellies, déjà débarqué de son poste de délégué départemental en juillet, l’empêche d’être investi pour le prochain scrutin régional en Auvergne-Rhône-Alpes.

Deux prétendants à la tête de liste s’opposent localement : l'ex-LFI Andrea Kotarac, un proche d’Antoine Mellies, et Alexis Jolly, patron du parti dans l’Isère et proche, lui, de Bruno Bilde, conseiller spécial de Marine Le Pen et membre de la commission des conflits.

Proche de Marion Maréchal

Ces convocations disciplinaires sont par ailleurs intervenues quelques semaines après des critiques sur la stratégie du RN émises par la nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal, dont Antoine Mellies et Agnès Marion sont proches.

Plusieurs membres de la commission nationale d’investiture proches de l’ancienne députée FN (devenu RN) avaient en outre été écartés de cette instance pendant l’été. Une troisième élue régionale du RN en Auvergne-Rhône-Alpes, Sophie Robert, membre du bureau exécutif et proche également de Marion Maréchal, est convoquée en novembre.

Début octobre, réagissant à un article du journal Le Parisien qui annonçait ces convocations en évoquant une purge des « marionistes », Bruno Bilde avait démenti être à la manœuvre.