Jean-Michel Blanquer dénonce « l’islamo-gauchisme » dans les universités

DENONCIATION Le ministre de l’Education appelle à « combattre le fanatisme »

20 Minutes avec AFP

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Jean-Michel Blanquer, le 17 octobre 2020 à Paris.
Jean-Michel Blanquer, le 17 octobre 2020 à Paris. — AFP

Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a dénoncé ce jeudi matin « l’islamo-gauchisme » qui « fait des ravages à l’université », prenant notamment pour cibles le syndicat étudiant UNEF et la France Insoumise.

« Notre société a été beaucoup trop perméable à des courants de pensée », a déclaré le ministre dans une interview à Europe 1. « Ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme fait des ravages », poursuit le ministre de l’Education nationale. « Il fait des ravages à l’université, il fait des ravages quand l’UNEF cède à ce type de chose, il fait des ravages quand dans les rangs de la France Insoumise, vous avez des gens qui sont de ce courant-là et s’affichent comme tels. Ces gens-là favorisent une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mène au pire », a affirmé Jean-Michel Blanquer.

Surenchère politique

Appelant à « combattre le fanatisme », il a pointé du doigt toutes les formes de « complicités intellectuelles » de crimes comme celui du professeur Samuel Paty, assassiné pour avoir montré des caricatures de Mahomet.

Ces propos font suite à une surenchère politique depuis l’assassinat du professeur. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a suscité un début de controverse mardi, se disant « choqué » par la vue des rayons « communautaires » des supermarchés.

Jeudi démarre le Grenelle de l’éducation, dont le ministre a promis qu’il déboucherait dans trois mois sur une augmentation des salaires des enseignants ou encore sur des mesures de protection supplémentaires. Ce Grenelle était déjà prévu à l’agenda du ministère mais il a été revu depuis l’assassinat de Samuel Paty pour mettre davantage en avant « le professeur au centre de la société ».