La police nationale (illustration).
La police nationale (illustration). — RAPHAEL BLOCH/SIPA

FAIT DIVERS

Attentat à Conflans : Les politiques réagissent après l’assassinat d’un enseignant

De l'extrême droite à la gauche, les politiques ont réagi à l'attaque perpétrée ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines

Un enseignant a été décapité ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et son agresseur présumé tué par la police, dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise). Le parquet national antiterroriste s’est immédiatement saisi d’une enquête, ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Selon les informations de 20 Minutes, la victime aurait montré, lors d’un cours d’expression libre, des caricatures de Mahomet à ses élèves.

La piste islamiste

Dans la classe politique, de nombreux élus ont réagi, optant pour la piste du terrorisme islamisme, même si à ce stade de l’enquête peu d’éléments ont été établis. « Les mots sont dérisoires pour décrire la colère suite à l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine ; tout comme le seront les bougies et les discours. Il faut faire vraiment la guerre contre le poison de l’islam radical. Il faut lui faire la guerre vraiment pour l’éradiquer enfin », a tweeté Bruno Retailleau, patron des sénateurs Les Républicains.

Son homologue à l’Assemblée, le député LR de l’Ain Damien Abad a déclaré : « Nous avons atteint le paroxysme de la barbarie avec cet homme décapité à Conflans. Je pense à ses proches et à nos policiers présents. La lutte contre le terrorisme islamiste est un combat de tous les instants. Ce combat ne se gagnera pas par les mots mais par les actes ».

Emoi à la présidence de la région Ile-de-France

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a réagi dans la soirée. « J’apprends qu’un enseignant a été victime ce soir d’un assassinat barbare par un islamiste radicalisé. Face à ceux qui veulent nous détruire, détruire la parole libre de nos enseignants, nous devons être implacables et cesser de regarder ailleurs ! »

Pour Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, il s’agit de « barbarie islamiste ». « La barbarie islamiste s’en est pris à un des symboles de notre République : l’école », a-t-il tweeté. « Ces terroristes veulent nous faire taire, nous mettre à genoux. Qu’ils sachent que nous ne plierons pas : ils ne nous interdiront jamais de lire, écrire, dessiner, penser, enseigner. »

«L’horreur sans limite du fanatisme djihadiste»

La députée de la majorité Aurore Bergé a elle aussi réagi sur le réseau social. « Ça n’est pas « un coup de folie ». Le terrorisme islamiste tue. Le séparatisme islamiste doit être combattu sans relâche, sans jamais faiblir. La réponse pénale doit être maximale », a poursuivi l’élue des Yvelines.

A gauche, l’eurodéputé Parti socialiste européen Raphaël Glucksmann s’est également exprimé sur Twitter. « Un professeur montre une caricature de Charlie en classe et se fait décapiter en pleine rue : l’horreur sans limite du fanatisme djihadiste. Le combat contre le terrorisme et l’idéologie intégriste qui le nourrit est l’affaire de toute la nation. Par-delà tous les clivages », a-t-il écrit.

Les insoumis dénoncent le «fanatisme religieux»

Les insoumis se sont aussi exprimés. « Ignoble crime à Conflans ! En fait l’assassin se prend pour le dieu dont il se réclame. Il salit sa religion. Et il nous inflige à tous l’enfer de devoir vivre avec les meurtriers de son espèce », a déploré le patron de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

Son proche Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis, a tweeté : « L’horreur absolue… Contre le fanatisme religieux meurtrier : Paix, Unité, Fraternité, Laïcité, République pour tous ! Ne laissons pas la haine et la violence des fous de Dieu déchirer notre pays. »

«L’islamisme nous mène une guerre»

Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen a déclaré : « Un professeur décapité pour avoir présenté les caricatures de Charlie Hebdo : nous en sommes, en France, à ce niveau de barbarie insoutenable. L’islamisme nous mène une guerre : c’est par la force que nous devons le chasser de notre pays. »

Le député RN Gilbert Collard, a lui aussi tweeté. « L’attaque est en lien avec les caricatures de Mahomet : il ne faut plus céder un millimètre de mot, de geste, d’action, de concession, de répression au terrorisme islamique ! »