Ile-de-France : Audrey Pulvar fait un nouveau pas vers la tête de liste de gauche pour les régionales

DEBUT DE PROGRAMME L’adjointe à la Mairie de Paris commence à dévoiler ses propositions pour la région, notamment la gratuité des transports en commun

20 Minutes avec AFP

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Audrey Pulvar, à Blois le 29 août 2020.
Audrey Pulvar, à Blois le 29 août 2020. — ISA HARSIN/SIPA

Ce n’est pas encore une candidature officielle mais cela y ressemble de plus en plus. L’ancienne journaliste Audrey Pulvar dévoile dans le Journal du dimanche ses premières propositions pour l’Ile de France à cinq mois des élections régionales.

« Une question de justice sociale »

La possible tête de liste de gauche en Ile-de-France propose notamment la gratuité des transports collectifs dans la région. « Une des mesures phares que nous allons mettre en œuvre est la gratuité totale – pour tous – des transports en commun sur l’ensemble du réseau. C’est une question de justice sociale, d’accompagnement des classes populaires dans la transition écologique et de désenclavement des territoires », explique Audrey Pulvar.

« C’est aussi de l’investissement pour réduire notre empreinte carbone, améliorer la qualité de vie, désencombrer les routes », ajoute l’adjointe à l’Agriculture de la maire de Paris, évoquant un coût pour la collectivité de « 2,5 milliards d’euros par an, moins les 250 millions d’euros qui seront économisés sur la billetterie, l’entretien des portiques ». Les titres de transport, souligne-t-elle, ne représentent aujourd’hui que 27 % du financement des transports dans la région française la plus peuplée. « Nous réfléchissons à un financement par une contribution sur l’e-commerce et sur les entreprises les plus polluantes ».

Une tribune pour l’union

Plus de 200 personnalités de gauche, dont le premier secrétaire du PS Olivier Faure et la maire de Paris Anne Hidalgo, avaient signé le 29 septembre une tribune actant leur union au sein d'« Ile-de-France en commun », structure de campagne en vue des régionales. Le nom d’Audrey Pulvar revient depuis inlassablement comme possible tête de liste régionale. « L’heure n’est pas à la candidature mais j’y suis prête », dit-elle au JDD : « J’ai été très claire avec les 230 premiers signataires de l’appel « Ile-de-France en commun » que j’ai lancé. Au bout de cet appel, il y aura, peut-être, ma candidature en tête de liste ».