Rachida Dati, Maire du 7eme arrondissement de Paris, candidate a l'election municipale de Paris dans son bureau
Rachida Dati, Maire du 7eme arrondissement de Paris, candidate a l'election municipale de Paris dans son bureau — Romuald Meigneux/SIPA

SCRUTIN

Présidentielle 2022 : Rachida Dati veut « gagner l’élection »

En juillet déjà, Rachida Dati avait estimé avoir « un rôle à jouer » pour la présidentielle

Interrogée par le quotidien britannique The Times, paru ce lundi, sur ses projets pour les deux années à venir, l’ancienne ministre sarkozyste Rachida Dati a annoncé vouloir « gagner l’élection présidentielle de 2022 ».

« Quand vous faites de la politique et que vous gagnez des batailles électorales et que vous faites en sorte que votre cause avance, que vous défendez vos valeurs et une communauté de destins, nécessairement il arrive un moment où vous vous dites, surtout quand vous voyez l’état du pays, cette bataille, peut-être que je pourrais la mener », a ajouté l’ex-candidate LR à la Mairie de Paris.

Xavier Bertrand, un concurrent de taille

En juillet déjà, Rachida Dati avait estimé avoir « un rôle à jouer » pour la présidentielle. « Ce sera à ma famille politique de choisir un candidat pour 2022 » mais « je participerai à cet engagement majeur », avait-elle alors affirmé au Parisien, en se disant convaincue « qu’il n’y a pas d’homme ou de femme providentielle ».

Début septembre, elle avait cependant assuré que l’ancien ministre Xavier Bertrand, qui se positionne activement pour 2022 depuis l’été, était « celui qui a le plus faim » à droite. « J’ai envie, mais je veux que ce soit le meilleur », et « je ne sais pas si je peux être la meilleure », avait alors ajouté Rachida Dati sur BFMTV, en se plaçant « dans une dynamique collective ». Les Républicains, anticipant une possible défection de François Baroin pour la présidentielle, ont renvoyé le choix de leur candidat à avril 2021.

Le spectre de l’affaire Carlos Ghosn

L’ancienne Garde des Sceaux est revenue sous les feux des projecteurs après une campagne combative pour la Mairie de Paris qui l’a placée en deuxième position (34 % des voix au second tour) derrière Anne Hidalgo (49 %), alors même que peu pariaient sur ses chances au départ.

Par ailleurs dans le cadre de l’enquête sur Carlos Ghosn, une information judiciaire a été ouverte par la justice sur des faits d'« abus de biens sociaux » et de « corruption passive » autour de contrats de conseil passés par l’alliance Renault-Nissan avec Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer - que l’ancienne eurodéputée a régulièrement dénoncée comme une « manœuvre » et une « instrumentalisation ».