Stains : Une nouvelle fresque, cette fois pour soutenir Danièle Obono

STREET ART Une autre fresque, d’hommage à George Floyd et Adama Traoré, a été totalement effacée, elle

R. G.-V.

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La députée LFI de Paris, Danièle Obono.
La députée LFI de Paris, Danièle Obono. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Durement attaquée par Valeurs actuelles, entraînant l’ouverture d’une enquête pour « injures à caractère raciste » à l’encontre de l’hebdomadaire, la députée insoumise de Paris, Danièle Obono, a reçu le soutien de la commune de Stains. Une fresque à son effigie a été réalisée dans la commune de Seine-Saint-Denis. « La République c’est nous aussi », est-il inscrit aux côtés d’une Danièle Obono au bonnet phrygien, symbole révolutionnaire, et au poing levé. La députée de Paris a été « grimée » en esclave par Valeur Actuelle dans une récente « fiction d’été » publiée par l’hebdomadaire proche de l'extrême-droite, suscitant une vague d’indignation.

Cette fresque, rapporte Le Parisien, est une initiative du maire communiste de ce bastion rouge, Azzedine Taïbi, lui-même victime d’insultes racistes. Il était entouré du banc et de l’arrière-ban communiste du secteur mais aussi de députés de la France insoumise. Danièle Obono était bien sûr présente, elle aussi.

Stains s’était faite déjà remarquer avant l’été avec une autre fresque, en hommage à Georges Floyd et à Adama Traoré, dont les visages étaient surmontés de l’inscription « contre le racisme et les violences policières ». Un message qui avait déclenché l’ire du ministre de l’Intérieur et des syndicats de police. La  préfecture avait demandé à la mairie d'effacer le terme «policières». Celle-ci a préféré la remplacer complètement.