Législatives partielles : Deuxième tour d’un scrutin boudé, et sans candidats LREM, tous éliminés

URNES Six sièges sont en jeu ce dimanche

20 Minutes avec AFP

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Une urne, lors des municipales à Marseille. (archives)
Une urne, lors des municipales à Marseille. (archives) — CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

Sur fond d’abstention massive, la gauche et la droite se disputent six sièges de députés dimanche, à l’occasion du second tour d’élections législatives partielles d’où ont été éliminés les candidats LREM. Ces scrutins sont la conséquence des municipales et de la nomination d’un nouveau gouvernement en juillet. L’abstention s’annonce très forte, à l’image du premier tour organisé dimanche dernier en pleine crise sanitaire. Les électeurs ont été peu nombreux à se déplacer aux urnes, avec entre 13 et 21 % de participation selon les circonscriptions.

Le parti présidentiel, qui ne remettait en jeu qu’un seul siège, a été éliminé dès le premier tour dans les circonscriptions où il se présentait, soit la moitié. Les « marcheurs » ont d’ores et déjà perdu la 11e circonscription des Yvelines, où Nadia Hai, nommée ministre déléguée à la Ville, avait démissionné. Elle a ainsi volontairement provoqué une élection partielle pour empêcher son suppléant, mis en examen pour trafic de stupéfiants, de siéger.

La droite favorite pour gagner la circonscription LREM de Trappe

Dans cette circonscription qui fut jadis celle de l’ex-candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2017, Benoît Hamon, le maire de Bois d’Arcy (LR) Philippe Benassaya a devancé de 1.283 voix (36,62 %) la première adjointe au maire de Trappes (Génération. s), Sandrine Grandgambe (24,83 %).  A Colmar et Neuf-Brisach, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite, le candidat LR est également en bonne position pour l’emporter. Yves Hemedinger est ressorti largement en tête du premier tour avec 45,39 % des voix. Il affrontera au second tour l’écologiste Frédéric Hilbert (23,53 %) pour succéder à Eric Straumann (LR) devenu maire de Colmar.

Un autre duel entre la droite et les écologistes aura lieu dans la troisième circonscription du Maine-et-Loire. Avec 22,8 % des voix, la candidate (EELV) d’union de la gauche Daphné Raveneau a talonné la candidate LR Anne-Laure Blin (25 %) au premier tour. Mais la droite, qui était partie divisée dans ces cantons au nord de Saumur, n’y a pas laissé échapper le siège de député depuis les débuts de la Ve République.

Un duel PS-EELV dans le Val-de-Marne

Dans la neuvième circonscription du Val-de-Marne, troisième et dernière circonscription où EELV présente un candidat, la partie ne sera pas plus facile pour la tête de liste écologiste. Dimanche dernier, Sandra Regol, numéro 2 d’EELV, est arrivée en deuxième position, avec 17,35 % des voix, derrière la candidate PS Isabelle Santiago (33,74 %), sur fond d’abstention record (87 %) et de guerres fratricides à gauche.

Dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, le candidat socialiste Gérard Leseul est largement favori après être arrivé en tête au premier tour, avec près de 40 % des suffrages. Il affronte le candidat du RN Jean-Cyril Montier (18,01 %) pour succéder à Christophe Bouillon (PS), élu maire de Barentin en mai.

Idem dans la deuxième circonscription de la Réunion. Avec 52,15 % des voix, Karine Lebon (union des gauches) est arrivée confortablement en tête du premier tour, devant la divers droite Audrey Fontaine (15,83 %). Seule l’abstention s’élevant à 84,85 % l’a privée d’une victoire au premier tour. Karine Lebon est soutenue par Huguette Bello, démissionnaire de l’Assemblée nationale après son élection à la mairie de Saint-Paul.