Régionales 2021 dans les Hauts-de-France : Le PCF souhaite une alliance de toute la gauche dès le premier tour

EX-BASTION ROUGE Fabien Roussel, le chef du PCF, tend la main aux socialistes, aux écologistes et aux insoumis

20 Minutes avec AFP

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Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. (archives)
Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. (archives) — ALAIN JOCARD / AFP

Les représentants des sections et des conseils départementaux du PCF dans les Hauts-de-France ont approuvé samedi la stratégie de large rassemblement des forces de gauche et écologistes pour les élections régionales, alors que les négociations s’annoncent complexes.

« Pour gagner, il va falloir rassembler largement, très largement, bien au-delà de nos propres rangs, aller convaincre des gens qui n’ont plus envie d’aller voter, qui sont dégoûtés de la politique », a lancé à la tribune de cette conférence régionale du PCF à Avion (Pas-de-Calais) le secrétaire national du parti et député du Nord Fabien Roussel, se disant prêt à produire « toutes les ouvertures qu’il faut » pour parvenir à l’union et faire gagner la gauche, absente de l’hémicycle régional depuis 2015.

Un chef et une cheffe de file, pas de tête de liste

Les adhérents du PCF des Hauts-de-France ont adopté à main levée, à l’unanimité moins deux abstentions, le principe d’une « liste de large rassemblement des forces et des citoyens de gauche et écologistes » et ont également approuvé le fait que Fabien Roussel et la sénatrice communiste Cathy Apourceau sont « les chefs de file régionaux du PCF dans cette élection ».

Toutefois, chefs de file ne signifiera pas nécessairement têtes de liste. « C’est une première que nous désignions deux chefs de file, pour envoyer un signal aux autres forces politiques de gauche et écologistes que nous voulons être très ouverts dans la construction de ce rassemblement, sur les têtes de listes comme sur le contenu », a expliqué Fabien Roussel lors d’une conférence de presse.

LFI ne veut pas du PS

Début septembre, des responsables du PS, d’EELV et du PCF avaient appelé via une tribune dans journal Libération à un rassemblement de la gauche dans les Hauts-de-France aux élections régionales. Outre Fabien Roussel, cette tribune a été signée notamment par le patron des sénateurs socialistes Patrick Kanner et l’eurodéputée EELV Karima Delli. En 2015, Xavier Bertrand l’avait emporté au second tour face à Marine Le Pen. En raison de la division de la gauche, le PS ne s’était classé que troisième et s’était retiré pour faire barrage à l’extrême droite.

Vendredi, le député LFI Ugo Bernalicis a annoncé être candidat à la tête d’une liste aux régionales et tendu la main à EELV et au PCF, mais pas au PS. « Il faut une rupture avec la politique d’Emmanuel Macron ainsi qu’avec le quinquennat précédent », celui de François Hollande, a-t-il expliqué. « Chez nous, personne n’a participé au gouvernement de François Hollande », a noté samedi Fabien Roussel. « S’il n’y avait pas de rassemblement, nous pourrions n’être, ni les uns ni les autres, au second tour », a averti Cathy Apourceau.