LREM : Les députés macronistes se choisissent un nouveau président cette semaine

NOUVELLE STAR Christophe Castaner affronte notamment Aurore Bergé et François de Rugy

20 Minutes avec AFP

— 

Christophe Castaner est favori pour prendre la tête des députés et députées LREM, mais il est contesté. (archives)
Christophe Castaner est favori pour prendre la tête des députés et députées LREM, mais il est contesté. (archives) — Jacques Witt/SIPA

Qui pour prendre la tête des députés et députées LREM jusqu’au bout du quinquennat et redonner de l’impulsion ? Six candidats et candidates sont en lice, dont l’ex-ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, défié notamment par Aurore Bergé, pour ce scrutin interne en milieu de semaine qui pourrait réserver des surprises. L’ancien ministre de la Transition écologique François de Rugy est également sur les rangs, parti le premier mi-juillet dès l’annonce du départ de Gilles Le Gendre. Ce dernier, fragilisé, s’est incliné face au besoin de « sang neuf » pour le « nouveau chemin » tracé par Emmanuel Macron.

Après une série de défections, le groupe ne compte plus que 279 membres à l’Assemblée nationale. Même si le poste de président du groupe majoritaire, qui requiert à la fois autorité et proximité avec les troupes, est réputé « le pire de la Ve République », il aiguise les appétits. Coralie Dubost, Patrice Anato et Rémy Rebeyrotte se présentent également aux suffrages.

Un débat à six

Après un « débat » mardi prochain entre les six prétendants et prétendantes, le premier tour aura lieu mercredi après-midi, le second jeudi matin, par voie électronique, pour une proclamation à la mi-journée, au coup d’envoi des journées parlementaires LREM près d’Amiens. Ces journées, autour des priorités de la rentrée notamment, seront closes vendredi par Jean Castex.

Le scrutin s’annonce ouvert, même si Christophe Castaner, un proche d’Emmanuel Macron, est souvent cité comme favori. Fraîchement de retour au palais Bourbon, l’ex-ministre dit vouloir redonner au groupe LREM « le sentiment de fierté collective qui a accompagné la campagne d’Emmanuel Macron en 2017 ». La situation du groupe « aujourd’hui n’est pas idéale, Elle est compliquée, elle est tendue, elle est grave », dit-il dimanche dans Le Journal du dimanche.

Des départs en cas d'élection d'Aurore Bergé ?

Il est bien connu des députés et députées, dont il a su se faire apprécier place Beauvau. Moins lorsqu’il était numéro un du parti au début du quinquennat : « Il nous a coupés du mouvement », estime une députée. Le fait qu’il fasse figure de candidat officiel est à la fois sa force et sa faiblesse, pour des parlementaires qui en ont « marre de se faire imposer des noms ».

Aurore Bergé, ex-LR, mène une campagne « très offensive », selon plusieurs sources parlementaires : « Elle est une machine de guerre et sait faire mouche », dit l’un d’eux. Mais certains la perçoivent comme « orageuse, conflictuelle » et prédisent des départs si elle est élue. Les macronistes « cherchent la femme », observe-t-on au sein du groupe. A cet égard, Coralie Dubost, qui a appelé chacun des députés députées, devrait rafler des voix à Aurore Bergé.

Quant à François de Rugy, qui a été président de l’Assemblée avant de devenir ministre, il s’affiche en « rassembleur » et juge que « l’eau a coulé sous les ponts » depuis sa démission du gouvernement après des révélations sur son train de vie. « Chacun des candidats a ses non-dits : le homard pour Rugy ; Véran pour Dubost (elle est la compagne du ministre de la Santé, ndlr) ; Bergé est de droite ; 'Casta' est le copain du président », relève un ténor.