Plan de relance : Jean Castex appelle foyers et entreprises à reprendre confiance, lors de la présentation de son plan

GROS SOUS Revivez avec nous les annonces du gouvernement sur le plan de relance de l’économie post-crise sanitaire

Rachel Garrat-Valcarcel

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Jean Castex, Bruno Le Maire, Barbara Pompili, Elisabeth Borne et Clément Beaune à l'annonce du plan de relance.
Jean Castex, Bruno Le Maire, Barbara Pompili, Elisabeth Borne et Clément Beaune à l'annonce du plan de relance. — LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

L’ESSENTIEL

  • Le gouvernement de Jean Castex annonce ce jeudi un plan de relance de l’économie de 100 milliards d’euros.
  • Il s’agit de faire face à une récession sans précédent, du fait de la crise sanitaire qui a paralysé une partie de l’économie pendant des semaines.
  • Cette présentation arrive « tard » par rapport aux autres pays européens qui ont annoncé leur plan au début de l’été. Cette présentation a pourtant encore été reportée d’une semaine, alors que les nouveaux cas de contamination flambent.

A LIRE

A VOIR

 

15h50 : C’est la fin de ce live de présentation du plan de relance, merci d’avoir été avec nous !

14h45 : Jean Castex confirme la nomination de François Bayrou comme « commissaire général au plan » lors du Conseil des ministres. Selon lui, le fait que ce poste « soit confié à une personnalité forte » donnera plus de visibilité aux missions du commissariat général au plan.

20 Minutes avait détaillé les missions à venir de François Bayrou dans un article cette semaine :

 

14h35 : Un point simplification. « Le plan de relance sera accompagné d’un volant de simplification très important », dit Jean Castex. « L’urgence liée à la crise sanitaire continue. Toutes les dérogations aux obligations réglementaires qui ont été accordées, nous allons les proroger et même les amplifier », souligne le Premier ministre. 

Et de préciser que ces nouvelles mesures de simplifications seront contenues dans un projet de loi qui sera présenté prochainement.

14h28 : « Nous avons prévu le remboursement de la dette Covid. S’il devait y avoir une deuxième vague ou une nouvelle pénurie dans quelques années, nous serions heureux d’avoir des finances bien tenues », assure Bruno Le Maire.

14h27 : Le plan de relance sera-t-il suffisant en cas de deuxième vague ? Jean Castex souligne son « pragmatisme ». « Nous nous adaptons dans un milieu empli d’incertitudes. Nous n’excluons rien. »

« La plus value sera chez les pays qui auront su "profiter" de cette crise pour prendre des mesures nécessaires et de long terme », ajoute le Premier ministre, qui veut « conserver » le « coup d’avance » de la France en la matière.

14h12 : Clément Beaune explique qu’il n’y a pas de « coût caché » du plan de relance via l’Europe (la question était de savoir si la France ne va pas plus donner que ce qu’elle va recevoir, à savoir les 40 milliards).

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes explique que l’UE cherche de nouvelles sources de revenus.

14h09 : La culture, grande oubliée du plan de relance ?

Jean Castex : « Je considère que la culture est un investissement d’avenir. J’ai conduit avec la ministre de la Culture des concertations avec les principaux acteurs. Ils nous ont plutôt exprimé une vive satisfaction au sujet de nos aides. » Le Premier ministre expère que sur les 100 milliards, ça va aussi ruisseler vers le secteur culturel.

14h03 : Pourquoi la prime pour la rénovation des logements est ouverte à tous et pas seulement aux ménages les plus modestes ?

Barbara Pompili explique que c’est dans une logique de simplification. La ministre dit aussi espérer que quand des foyers aisés rénoveront, elles en profiteront pour faire plus de rénovations et donc investir plus au global.

13h57 : Le détail des 100 milliards

 

13h56 : « Que comptez vous faire si les entreprises n’embauchent pas ou ne se dirigent pas vers la transition écologique malgré le plan ? »

Le Maire : « Contrepartie ce n’est pas conditionnalité. Nous attendons des entreprises qu’elles jouent le jeu du plan de relance. » En clair, ce n’est pas contraignant.

13h53 : « Commence ce plan a-t-il été accueilli par la Commission européenne ? »

C’est Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, qui répond : « Le plan de relance français n’est pas déconnecté du plan européen. Il sera présenté sans doute dans le courant du mois d’octobre. On va discuter pour coordonner nos priorités. Aucun pays n’a un droit de véto. »

 

13h50 : C’est terminé, c’est l’heure maintenant des questions des journalistes

13h49 : « J’appelle toutes les Françaises et tous les Français, les entrepreneurs, à avoir confiance en ce plan mais aussi en la France. »

13h47 : Trois exigences de Jean Castex

Première exigence, la concertation (avec les collectivités par exemple). Deuxième exigence, le suivi de l’exécution qui permettra d’en rendre compte et de garantir la rapidité de la mise en œuvre ; troisième exigence, la territorialisation à chaque fois que ça sera possible « un gage d’efficacité, d’adaptabilité, d’équité et de cohésion ».

13h45 : Castex reprend

« Je serai particulièrement attentif aux conditions de mise en œuvre de ce plan. Le comment a autant d’importance que le quoi. Je compte m’y impliquer personnellement. »

13h44 : « Protéger des emplois et en créer de nouveaux », résume Borne

13h43 : Contreparties ?

« Nous veillerons à la contrepartie en emploi des aides du plan de relance. » Elle parle notamment de clauses dans les marchés publics.

13h41 : « Ce volet emploi représente un investissement total de 15 milliards d’euros »

Trois chantiers : le plan jeune, présenté dès juillet, qui vise à donner une solution aux 750.000 qui arrivent sur le marché de l’emploi et à ceux déjà sans emplois ; un bouclier anti-licenciement pour les entreprises qui subiront une baisse d’activité ; maximiser l’impact en emploi en accompagner les demandeurs d’emploi vers les secteurs soutenus par le plan.

13h38 : Il s’agit du volet cohésion territoriale du plan

13h38 : On passe à Elisabeth Borne, ministre du Travail

13h37 : « 2 milliards d’euros pour faire émerger une filière de l’hydrogène vert »

9 milliards sur les questions d’énergie pour atteindre la neutralité carbone en 2050. 1,2 milliard d’euros pour l’agriculture et l’alimentation, notamment pour le renouvellement des machines agricoles et ainsi réduire l’utilisation des pesticides, dit la ministre. Modernisation des abattoirs « pour travailler sur la question du bien être animal » et des fonds pour la forêt et la préparer au réchauffement.

13h35 : « Ce volet verdissement soutient la transition écologique des secteurs qui sont fortement émetteurs de gaz à effet de serre. »

11 milliards pour les transports, dont plus de 50 % pour le ferroviaire et les lignes du quotidien. Aussi de la recherche et développement pour l’aviation et l’automobile.

13h33 : La ministre précise que d’autres actions qui contribuent à la transition écologique ne se trouvent pas à proprement parler dans les 30 milliards de la partie « verdissement »

13h32 : « 30 milliards d’euros, c’est une accélération sans précédent que la conversion écologique de notre société »

13h31 : « Ce plan nous fait basculer dans l’écologie de demain », dit la ministre

13h30 : C’est autour de Barbara Pompili de parler

13h29 : Les 100 milliards seront pilotés de manière centrale par le ministère de l’économie

13h27 : Bruno Le Maire veut « relocaliser » et « c’est possible ».

« Il est possible de construire des batteries électriques en France plutôt que de les importer de Chine. »

13h24 : « Un plan cohérent avec la politique menée depuis 2017. Une politique qui avait donné des résultats. »

Le Maire parle d’un taux de croissance parmi les plus élevés de la zone euros, de la baisse du chômage et de l’attractivité du pays avant la crise.

13h24 : « Nous allons y arriver. La France sortira plus forte de la crise. Avec une économie plus compétitive, plus décarbonée, plus solidaire, c’est en tout cas l’objectif. »

13h22 : Au tour de Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, chargé du plan de relance, de parler

13h21 : « Embaucher un apprenti ou un alternant n’aura jamais été aussi simple et peu coûteux dans ce pays », gros axe formation annoncé par Castex

13h19 : Quelques détails déjà

6,7 milliards d’euros pour la rénovation énergétique des bâtiments et 7 milliards d’ici 2023 pour faire de la France un pays de pointe sur l’hydrogène vert. « C’est aussi un plan de réarmement industriel pour la France avec 35 milliards d’euros. » Troisième axe sur les solidarités territoriales.

13h18 : « La pire option pour nos finances publiques aurait été de ne pas faire de plan de relance. 4 points de PIB perdus c’est chaque année 50 milliards de recettes non perçues et donc de dette supplémentaire. »

13h17 : Castex rappelle les 40 milliards d'euros (sur les 100) venus du plan de relance européen

13h16 : « Il n’y aura pas de hausses d’impôts. Cela enverrait des signaux négatifs tant aux ménages qu’aux entreprises. »

 

13h15 : « Nous souhaitons qu’un maximum d’entreprises bénéficient de ce plan de relance. »

Il parle là des baisses d’impôts qui vont profiter aux petites entreprises.

13h15 : « Ce plan de relance donnera des effets concrets pour le plus grand nombre »

13h13 : « Le redressement de notre économie suppose la mobilisation de toutes et de tous. Le plan de relance doit avoir un effet de levier sur le reste de l’économie »

Castex appelle les entreprises à embaucher et les collectivités et ménages à investir.

13h12 : « Notre priorité absolue c’est l’emploi. Avec ce plan nous soutenons dès aujourd’hui les premières victimes de la crise : les jeunes et les demandeurs d’emploi »

13h10 : Trois leviers

« Atténuer au maximum les effets de la récession économique pour les salariés. Deuxièmement, combattre et réduire les morsures de la crise sur notre pacte social et territorial. Troisièmement, accélérer la transformation de notre économie en confortant la logique réformatrice du quinquennat. »

13h09 : « Après la sauvegarde, la consolidation et l’offensive avec une ampleur historique : 1.000 milliards. C’est quatre fois plus que pour la crise de 2008. C’est le plan de relance le plus massif à ce jour parmi les grands pays européens. »

13h07 : « La France a tenu mais elle est incontestablement affaiblie » (Castex)

13h06 : Castex salue le travail de son prédécesseur, Edouard Philippe, pour « sauver des emplois » et « préserver le pouvoir d’achat »

13h05 : Jean Castex rappelle les raisons de la crise

A savoir le confinement généralisé, bien sûr, du printemps.

13h04 : « France relance » est le nom du plan de relance

Ça commence fort. Castex est accompagné des ministres Pompili (Ecologie), Le Maire (Economie) et Borne (Travail).

13h04 : Ça commence ! Jean Castex prend la parole !

13h03 : « Ça bouge » dans la salle de la conférence de presse

12h47 : Le Conseil des ministres semble terminé !

Il s'agit donc maintenant pour le gouvernement d'aller jusqu'à l'avenue de Ségur.

12h43 : PS et LR déjà à l’attaque

Les oppositions ont dénoncé jeudi les insuffisances du plan de relance du gouvernement, à l’instar du premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a critiqué un « plan vient bien tard ». « C’est le plan du sapeur Camember, ce personnage de bande dessinée au XIXe siècle », qui creusait à chaque fois un trou pour remplir le précédent, « et c’est ce qui se passe aujourd’hui », a déploré le député de Seine-et-Marne sur franceinfo.

A droite, le patron de LR Christian Jacob a également jugé que « le plan de relance du gouvernement arrive tard ». « On aurait dû le faire avant l’été pour permettre aux entreprises d’anticiper davantage », a-t-il estimé sur Twitter.

12h28 : On attend toujours…

Sachez que la conférence de presse a lieu au 28, avenue de Ségur, à Paris. C’est une dépendance de Matignon.

12h24 : Pas encore tout a fait connu, déjà critiqué

Le plan de relance de 100 milliards sur deux ans du gouvernement ne comprend pas de contreparties en matière d’emploi, a regretté jeudi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. « Toutes ces aides – ça fait beaucoup de milliards – ne sont pas associées à des contreparties, on donne des sous et on verra ce qui se passe », a dénoncé Philippe Martinez, numéro un de la CGT interrogé sur France 2, en regrettant l’absence d’annonces pour les salariés de « la deuxième ligne, je pense aux caissières, aux salariés des commerces, aux aides à domicile, agents de sécurité ».

L’aide de 4.000 euros pour toute embauche par les entreprises d’un jeune de moins de 26 ans n’est « pas conditionnée à une embauche en CDI », a-t-il cité en exemple.

12h19 : Les outre-mer ne seront pas oubliés

C’est en tout cas ce que dit le gouvernement.

 

12h03 : On connaît déjà certaines grandes lignes aussi

Trente milliards d’euros seront ainsi consacrés au verdissement de l’économie, une « accélération sans précédent », se félicite le gouvernement, quand les ONG dénoncent l’absence de conditions fermes aux aides versées aux entreprises. Le transport bénéficiera notamment de 11 milliards d’euros, dont 4,7 milliards pour la SNCF afin de financer le fret ferroviaire, les petites lignes et le train de nuit. Cela avait déjà été annoncé au printemps, c’est intégré au plan.

Près de 7 milliards d’euros seront aussi alloués à la rénovation énergétique des bâtiments, serpent de mer des politiques écologiques, dont 4 milliards pour le parc public (écoles, universités, etc.) et 2 milliards dédiés aux ménages. Pour réindustrialiser les territoires, le plan mise sur l’amélioration de la compétitivité des entreprises, avec 35 milliards d’euros mobilisés, dont 20 milliards pour baisser les impôts de production payés par les entreprises. Le reste de l’enveloppe soutiendra les fonds propres des entreprises que la crise a mis à mal, ou encore subventionnera la relocalisation d’activités et l’innovation dans des secteurs d’avenir, comme l’intelligence artificielle ou le calcul quantique.

11h54 : C’est quoi le plan de relance ?

Au total, ce sont 100 milliards d’euros sur deux ans qui seront injectés dans l’économie alors que le PIB devrait se contracter de 11 % cette année. L’objectif du gouvernement est de retrouver en 2022 le niveau d’activité d’avant la crise et de commencer à voir baisser le chômage, quand il attend 800.000 suppressions d’emplois cette année. Le plan devrait permettre de créer 200.000 emplois entre fin 2020 et fin 2021, promet Matignon.

Pour cela, l’exécutif promet une exécution sans perte de temps, à moins de deux ans de l’élection présidentielle, avec un comité de pilotage, présidé par le Premier ministre, pour vérifier l’allocation des fonds et les redistribuer si certains projets prennent du retard. Après les 460 milliards d’euros de soutien d’urgence mobilisés depuis le début de la crise, le plan de relance est donc un plan d’investissement sur le moyen terme, autour de trois priorités : la transition écologique, la compétitivité des entreprises et la cohésion sociale, défend Matignon.

 

11h45 : C’est bientôt l’heure !

Bien qu’il n’y ait pas d’heure précise, on sait que c’est après le Conseil des ministres de ce jeudi que le plan doit être présenté. On peut raisonnablement penser que ça devrait commencer autour de midi.

Bonjour à tous et bonjour à toute ! Comment relancer l’économie post-crise sanitaire ? Le gouvernement de Jean Castex pense avoir trouvé la martingale avec un plan de 100 milliards d’euros qui doit être annoncé ce jeudi. On connaît déjà certaines attributions mais pas toutes, on va les découvrir ensemble.