Drogue : Darmanin annonce des « opérations proactives » contre le trafic de stupéfiants chaque semaine

STUP Mardi soir, le ministre de l’Intérieur était sur le terrain, à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) sur ce sujet

20 Minutes avec AFP

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Gérard Darmanin à Choisy-le-Roi, le 1er septembre 2020.
Gérard Darmanin à Choisy-le-Roi, le 1er septembre 2020. — ALAIN JOCARD / AFP

Gérald Darmanin a demandé ce mercredi sur France 2 à la police et à la gendarmerie de mener « chaque semaine » dans les quartiers dits difficiles des « opérations proactives » pour lutter contre les trafics de stupéfiants. Le ministre de l’Intérieur a annoncé que la veille « une dizaine d’opérations » avaient été menées dans plusieurs quartiers, ce qui a conduit à « 33 gardes à vue » et à la « saisie de 12 armes et plus de 4 kg de stupéfiants ».

Mardi, l’amende forfaitaire de 200 euros pour les consommateurs de stupéfiants a été généralisée sur l’ensemble du territoire. « Ce qui compte, ce sont les actes », a-t-il insisté, alors que la droite et l’extrême droite lui reprochent un manque de résultats. Testée depuis juin à Rennes, Reims, Créteil et mi-juillet à Lille et Marseille, cette amende de 200 euros, qui concerne en théorie toutes les drogues mais vise surtout les fumeurs de cannabis, a été généralisée plus vite que prévu.

Un rapide test dans certaines région

Après une fusillade liée au trafic à Nice fin juillet, Jean Castex a décidé de l’utiliser partout en France dès la rentrée. L’amende permet d'« appliquer une sanction sans délai » et de lutter « contre les points de revente qui gangrènent les quartiers », a alors vanté le Premier ministre. La drogue circule « en quantité extrêmement importante dans le territoire de la République, pas simplement dans les quartiers populaires mais aussi dans ce qu’on pourrait appeler les beaux quartiers », a rappelé mardi Gérald Darmanin lors d’un déplacement à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), en banlieue parisienne.

« L’amende est une possibilité parmi d’autres de pouvoir pénaliser » les consommateurs, a ajouté le ministre de l’Intérieur, « ce n’est pas suffisant mais c’est nécessaire ». C’est « une arme simplifiée » pour les services de police et de gendarmerie, selon lui. Les procédures pour usage débouchant souvent sur un simple rappel à la loi, l’amende forfaitaire a été pensée par la majorité LREM pour lutter contre la « dépénalisation de fait » du cannabis.

De quoi faciliter le travail des policiers. « Ça évite des dizaines d’heures de procédure pour, au bout, avoir un simple rappel à la loi », salue Stanislas Gaudon, délégué général du syndicat Alliance. Mais cette « énième mesure répressive » hérisse médecins et magistrats.