Coronavirus : Des « sous-préfets à la relance » nommés « partout en France », annonce le gouvernement

ECONOMIE Ces derniers devront « remonter tous les blocages administratifs, de procédures, de dispositifs très compliqués »

20 Minutes avec AFP
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Amélie de Montchalin à Bruxelles, le 25 février 2020.
Amélie de Montchalin à Bruxelles, le 25 février 2020. — Virginia Mayo/AP/SIPA

Des « sous-préfets à la relance », qui seront « sur le terrain, partout en France », vont être nommés à partir de « début 2021 », a annoncé la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, ce dimanche.

« Sur le terrain, partout en France, le Premier ministre a pris la décision d’installer des sous-préfets à la transformation et à la relance », qui devront « nous remonter tous les blocages administratifs, de procédures, de dispositifs très compliqués », a-t-elle indiqué sur France 3.

« De jeunes hauts fonctionnaires » nommés

« Nous, on va avoir l’impression depuis Paris d’avoir mis 100 milliards (d’euros) sur la table » avec le plan de relance gouvernemental, qui sera présenté jeudi, « mais certains, peut-être, vont nous dire, ça n’arrive pas chez moi. C’est contre ça qu’il faut qu’on agisse », a expliqué la ministre. Ce seront « de jeunes hauts fonctionnaires », dont la mission sera « surtout de débloquer, de s’assurer que quand on décide à Paris, il se passe quelque chose sur le terrain », a-t-elle souligné.

« Les préfets vont nous dire » s’ils ont « besoin de plus de soutien », a-t-elle ajouté. « Ces sous-préfets à la relance et à la transformation, leur rôle, c’est de nous dire ce qu’on doit débloquer et s’assurer que ça fonctionne. Ils entreront en fonction en même temps que le plan de relance, début 2021, pour que non seulement on ait mis sur la table les moyens, mais que ce plan d’investissements, de transformation, devienne concret », a-t-elle dit.

Pas de suppression de l’ENA, mais une réforme

Interrogée sur le projet de réforme de l’École nationale d’administration (ENA), Amélie de Montchalin a répondu qu'« on aura toujours besoin d’une école des fonctionnaires ». Mais « pour beaucoup de Français, l’ENA, c’est devenu le symbole, le nom de l’entre-soi, d’une caste. Ça, il faut le supprimer », a-t-elle déclaré.

D’ici 2022, « il y aura une réforme de la formation, du recrutement, de la diversité. On ne va pas supprimer l’école des fonctionnaires », mais « on va supprimer l’entre-soi », a-t-elle insisté. « La haute fonction publique doit plus ressembler à la France. Il faut qu’elle soit plus diverse socialement, territorialement », avec « plus d’équilibre hommes-femmes, des carrières, des parcours plus divers », a-t-elle détaillé.