Mélenchon se sent « une vocation de candidat commun » à gauche en 2022

AMBITIONS Il y a une semaine, le patron de LFI a dit qu’il prendrait la décision de se présenter ou non à l’élection présidentielle en octobre

20 Minutes avec AFP

— 

Jean-Luc Mélenchon à Chateauneuf-sur-Isre, le 23 août 2020.
Jean-Luc Mélenchon à Chateauneuf-sur-Isre, le 23 août 2020. — Alain ROBERT/SIPA

« Je me sens une vocation de candidat commun » pour la gauche en 2022, a lancé ce dimanche le patron de LFI Jean-Luc Mélenchon, qui doit prendre en octobre sa décision de se présenter ou non à l’ élection présidentielle. Candidat commun, « je l’ai été pour les communistes, et pour des milliers de socialistes qui ont voté pour moi à l’élection présidentielle » en 2017, a appuyé celui qui s’est déjà présenté deux fois, lors de l’émission Questions politiques de France Inter-Le Monde-France Info.

Le chef des Insoumis était interrogé sur des propos de l’ex-président François Hollande, qui a estimé samedi que le PS ne doit «se rallier» pour 2022 ni à une candidature écologiste, ni à Jean-Luc Mélenchon. Les socialistes eux « sont les bienvenus » en soutien à LFI, a rétorqué dimanche le patron du mouvement de gauche radicale.

Un tacle à François Hollande

Il a estimé que ces paroles de François Hollande sont dues au fait que l’ex-chef de l’Etat et ancien numéro un du PS « est un peu stupéfait de la décision de suicide collectif qu’a prise Olivier Faure », l’actuel Premier secrétaire. Celui-ci s’est dit prêt à se ranger, y compris en 2022, derrière « celle ou celui qui est le mieux placé ». Jean-Luc Mélenchon a traduit cela par un ralliement du PS au futur candidat écologiste.

Plus généralement, « ce qui importe, ce n’est pas l’unité pour l’unité. Ce qui importe, c’est de proposer des thèmes aux Français qui rassemblent une majorité », a-t-il développé. François Hollande est traité « comme un pestiféré » au PS, « c’est pas correct », a en outre critiqué Jean-Luc Mélenchon, lui-même ancien socialiste. Il « demande au PS d’être au clair sur leur bilan politique : oui ou non ils désavouent » François Hollande et notamment sa « politique de l’offre ».