La droite ne « se relèverait pas » d’une défaite à l’élection présidentielle, selon Gérard Larcher

PRESIDENTIELLE Le président LR du Sénat Gérard Larcher a appelé samedi la droite et le centre à se « rassembler »

B.Ch. avec AFP
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François Baroin et Gérard Larcher le 8 juillet 2020
François Baroin et Gérard Larcher le 8 juillet 2020 — Lionel GUERICOLAS /MPP/SIPA

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a appelé samedi la droite et le centre à se « rassembler », en mettant sa famille politique en garde contre un duel fratricide à la présidentielle dont elle « ne se relèverait pas ».

« Avec nos amis du centre, nous occupons le seul espace politique crédible d’une alternance » et « rien ne serait pire qu’une compétition fratricide au premier tour de l’élection présidentielle », a-t-il affirmé à La Baule (Loire-Atlantique) lors des universités d’été de LR Pays-de-Loire. « C’est inéluctablement l’assurance de ne pas être présents au second tour et d’aller à notre troisième défaite. », a-t-il averti.

Libres de choisir le rassemblement

« Chacun doit en mesurer les enjeux et agir en responsabilité », a-t-il affirmé, alors que plusieurs élus à droite ont posé des jalons vers une candidature ces derniers jours, et que le patron de l’Association des maires de France (AMF) François Baroin doit clarifier ses intentions à l’automne.

Gérard Larcher, qui intervenait aussi par vidéo au campus de rentrée de Libres !, le mouvement de Valérie Pécresse (ex-LR), a répété ce mantra de rassemblement car « nous aurons besoin de toutes ces idées et de tous ces talents » aujourd’hui chez Libres !. «Nous avons un espace politique à reconstruire et une responsabilité dans cette reconstruction », a insisté dans cette vidéo Gérard Larcher, qui sera avec Vélarie Pécresse dimanche à la rentrée du patron des centristes Hervé Morin.

La peur du duel Macron-Le Pen

Abordant à La Baule le sujet des primaires, Gérard Larcher a estimé qu'« il nous faudra trouver un système de départage au-delà des frontières des partis pour choisir notre candidat à l’élection présidentielle ». Ne pas procéder ainsi, a-t-il averti, « nous renverrait à ce choix binaire que nous avons combattu : il n’y aurait donc qu’Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour animer le débat et offrir des perspectives au pays ? ».

« Impuissance de l’Etat, impunité des délinquants, ce n’est plus supportable », a-t-il relevé. Il a aussi affirmé que « la France ne travaille pas assez, ne produit pas assez. Il faut mettre fin au totem du temps de travail » qui « doit être adapté aux exigences économiques ».