Coronavirus : Selon Blanquer, les masques, obligatoires au collège, pourront être gratuits pour les familles démunies

RENTREE Le masque, obligatoire au collège et au lycée, sera à la charge des familles, mais il pourra être fourni pour les familles en grande difficulté, a annoncé le ministre de l’Education nationale

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de l'Education nationale a annoncé jeudi 20 août que le masque serait obligatoire au collège et au lycée à la rentrée 2020.
Le ministre de l'Education nationale a annoncé jeudi 20 août que le masque serait obligatoire au collège et au lycée à la rentrée 2020. — AFP

Le masque obligatoire en classe dès la rentrée pour les collégiens et les lycéens pourra, au cas par cas, être fourni gratuitement aux familles « en grande difficulté », a annoncé vendredi le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.

« Si des familles sont en grande difficulté, nous sommes en situation de fournir des masques aux élèves qui en ont le plus besoin », a déclaré le ministre, en visite dans une école de l’Oise, à Montataire, rappelant que l'allocation de rentrée scolaire pour les foyers les plus modestes avait été majorée de 100 euros cette année.

Le ministre a estimé que « l’habitude de porter le masque doit être prise, y compris par les adolescents », qu’il « est normal d’avoir cela comme on a des vêtements », et que cela faisait partie « des fournitures de rentrée ». « Si vous avez un masque et que vous le lavez régulièrement, ce n’est pas un coût gigantesque », assure-t-il.

Face aux inquiétudes des enseignants devant le rebond du coronavirus, le ministre a annoncé jeudi sur France 2 que le masque serait désormais obligatoire en toutes circonstances pour les collégiens et lycéens dans les espaces clos à partir de la rentrée, le 1er septembre. Dans les espaces extérieurs, dont les cours de récréation, ce sera laissé à l’appréciation des autorités locales.

Et pour les enseignants ?

Les professeurs de collège et de lycée seront également tenus de porter un masque, même si Jean-Michel Blanquer a estimé vendredi que cette obligation pourrait être levée lorsqu’il y a une distance de 2 mètres avec les élèves pendant les cours. « Si ça gêne le cours, cette possibilité existe. Le port du masque peut être une contrainte pour les professeurs, a fortiori quand ils doivent parler pendant des heures », a souligné le ministre.

Pour les enseignants en maternelle, le port du masque reste recommandé mais n’est pas obligatoire.

Et si on faisait classe en plein air ?

Le ministre a également souligné qu'« à Paris et Marseille (…), on peut prendre des mesures plus spécifiques pour tenir compte de la circulation du virus », actuellement plus forte dans ces deux zones. La question du « brassage des classes » (lors d’un changement de cours) est « envisagée ». « Dans les endroits comme à Paris et Marseille, on va limiter ce brassage de façon à ce que ce soient les professeurs qui aillent dans la classe des élèves plutôt que l’inverse ». L’aération et la désinfection de ces classes peuvent être « plus fréquentes dans ces territoires-là », a-t-il ajouté. « Il y a des initiatives aussi pour faire classe en plein air », a ajouté Jean-Michel Blanquer.

Il a assuré que le protocole sanitaire élaboré en juillet par le ministère, et qui sert de base à la préparation de la rentrée, permettrait « de nous adapter à chaque situation ».

Selon lui, les hypothèses de type petits groupes d’élèves en cours d’un côté/les autres à la maison, comme au début du déconfinement de mai, ou la fermeture d’un établissement et le déclenchement d’un enseignement à distance, « ne se déclenchent pas au moment où je vous parle ».