Le Rassemblement national évince six membres de sa commission d'investiture

Grand ménage? Six membres du RN, dont Nicolas Bay et Gilbert Collard, ont été écartés de la commission d’investiture du parti, a confirmé ce vendredi son porte-parole

20 Minutes avec AFP

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Le parti présidé par Marine Le Pen remanie sa commission d'investiture, avant les régionales prévues pour 2021
Le parti présidé par Marine Le Pen remanie sa commission d'investiture, avant les régionales prévues pour 2021 — BUFKENS Cedric/SIPA

Pas de quoi « faire trembler le monde politique ». Ce vendredi, le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu a ironisé sur l’éviction de six membres de la commission d’investiture du RN. Ces remplacements correspondent à « une décision organisationnelle, qui nous permet, comme n’importe quel mouvement politique, d’ajuster notre organisation à la réalité », a relativisé le député et membre du bureau exécutif du parti sur Europe 1.

Gilbert Collard et Nicolas Bay écartés

L’objectif est d’avoir des membres complètement « disponibles » au moment de choisir les « 8.000 candidats » pour les régionales de 2021, ce qui va être « un travail harassant », a-t-il précisé. Il a ainsi souligné que l’eurodéputé RN Gilbert Collard, écarté, n’avait « pas le temps de siéger dans une commission d’investiture qui l’intéresse fort peu ».

Et que l’eurodéputé RN Nicolas Bay, également sortant, continuait de siéger au bureau exécutif du parti, « la plus haute instance qui choisit et valide les têtes de listes ». « Il sera donc décisionnaire en ce qui le concerne. »

Mécontentements en interne

Après des informations du Figaro rapportant ces évictions, Gilbert Collard avait confirmé le 2 août sur RTL faire partie des membres sortants, en soulignant que de toute façon il n’avait participé aux réunions de la commission « qu’une fois en sept ans ». « Mais je l’ai dit à Marine, on prévient », avait-il remarqué.

Le Monde a également rapporté ces changements et le mécontentement qu’ils susciteraient en interne, un « cadre régional » cité par le quotidien évoquant la mise en place d'« un mécanisme de purge ».

Contactés par l’AFP, Marine Le Pen et Nicolas Bay n’avaient pas donné suite.

Ligne identitaire toujours présente

Pour Sébastien Chenu, il ne s’agit pas d’évincer des personnalités positionnées sur une ligne réactionnaire ou identitaire, qui ne correspondrait pas à la ligne du parti.

« Dans la commission d’investiture vous avez des gens comme Julien Sanchez, décrit comme proche d’une ligne identitaire. C’est une sensibilité qui existe, qui est incarnée par certains de nos camarades », a-t-il fait valoir.

« Nicolas Bay et Gilbert Collard restent importants dans le parti », a assuré de son côté Julien Sanchez sur franceinfo vendredi.