Nicolas Sarkozy: L’ancien président réaffirme son « amitié » pour Gérald Darmanin

SOUTIEN Sur TF1, l’ancien locataire de l’Elysée a également plaidé pour le volontarisme pour faire face à la crise et mis en garde Emmanuel Macron contre toute forme d’arrogance

20 Minutes avec AFP

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L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, invité du 20 heures de TF1 le 27 juillet 2020.
L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, invité du 20 heures de TF1 le 27 juillet 2020. — IBO/SIPA

Nicolas Sarkozy va-t-il rééditer les scores de plus de 300.000 exemplaires vendus obtenus avec son livre publié il y a un an ? La campagne de promotion est en tout cas bien enclenchée pour son nouvel ouvrage « Le Temps des tempêtes », dans lequel il revient sur les deux premières années de son quinquennat, en 2007 et 2008. Lundi, il était ainsi l’invité du 20 heures de TF1. L’ancien président en a profité pour donner des conseils à l’actuel locataire de l’Elysée, mais aussi pour marquer un soutien fort à Gérald Darmanin.

Alors que l’actuel ministre de l’Intérieur, visé par une accusation de viol, a vécu des déplacements difficiles depuis sa nomination, il a reçu un soutien public sans faille de la part de son ancien mentor. Il « peut compter sur mon amitié », a ainsi affirmé Nicolas Sarkozy, plaidant pour le respect de la présomption d’innocence sans laquelle « il n’y a pas de démocratie ». « Spécialement dans un pays comme le nôtre » qui a connu des périodes comme « la Terreur » sous la Révolution, a-t-il fait valoir, en citant une phrase de « Saint-Just, le bien mal nommé » qui, indique-t-il, disait : « Prouvez votre vertu ou entrez dans la prison ».

Un président « ne se trompe pas »

L’ancien président a également profité de sa présence sur TF1 pour distiller ses conseils à l’exécutif. Nicolas Sarkozy a plaidé pour le volontarisme pour faire face à la crise, tout en mettant en garde contre toute forme d’arrogance. « Quand le président de la République, quel qu’il soit, en l’occurrence Emmanuel Macron, va jusqu’au bout d’une idée, d’une conviction, il ne se trompe pas », a-t-il affirmé, à propos de la volonté du chef de l’Etat de faire face à la crise « quoi qu’il en coûte » et en rappelant les risques qu’il avait lui-même pris pour gérer la crise financière de 2007-2008. « Ce n’est pas parce qu’on est volontaire qu’on réussit, mais si vous n’êtes pas volontaire vous n’avez aucune chance de réussir », a ajouté l’ancien chef de l’Etat.

Interrogé sur des déclarations d’Emmanuel Macron qui ont pu paraître « arrogantes », il a répondu : « l’arrogance c’est un très grave défaut que j’ai essayé de jamais avoir ». « Ces vérités martelées à la télévision, la radio, sans pouvoir les discuter les gens les ressentent comme une grande arrogance », a déploré l’ancien chef de l’Etat dans une réponse plus générale.

Jean Castex, « un homme de qualité »

Mais, même s’il parle de politique, Nicolas Sarkozy a voulu réaffirmer sa volonté de ne plus en être un acteur. « Aujourd’hui mon devoir, c’est un devoir vis-à-vis du pays que j’ai dirigé pendant cinq ans. Et je ne dois plus être dans le combat politique. Mais Jean Castex, c’est un homme de qualité », a-t-il affirmé à propos du Premier ministre, son ancien secrétaire général adjoint à l’Elysée. Enfin, à propos du procès pour corruption dans l’affaire dite des « écoutes », lors duquel il doit comparaître fin novembre, il s’est dit « serein et combatif ».