Marseille : Michèle Rubirola réattribue 50 millions d’euros aux écoles et à la lutte contre l’habitat indigne

BUDGET La nouvelle maire de Marseille Michèle Rubirola a fait voter en Conseil municipal un budget « essentiellement » préparé par la droite

J.S.-M. avec AFP

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La nouvelle maire de Marseille Michèle Rubirola, aux côtés du préfet Pierre Dartout, lors de la cérémonie du 14 juillet.
La nouvelle maire de Marseille Michèle Rubirola, aux côtés du préfet Pierre Dartout, lors de la cérémonie du 14 juillet. — Alain ROBERT/SIPA
  • « Il faudra progressivement amender le budget 2020 », précise Michèle Rubirola, élue sous la bannière du Printemps marseillais.
  • L’écologiste a réattribué 50 millions d’euros aux écoles et à la lutte contre l’habitat indigne.
  • « Il faut tourner cette page et regarder devant, pas derrière », a réagi Martine Vassal, la présidente LR de la métropole.

C’est la droite qui avait préparé ce budget. Mais la majorité de gauche élue à la mairie de Marseille a réattribué 50 millions d’euros pour les écoles et la lutte contre l’habitat indigne dans ce budget de l’année, voté ce lundi.

« Ce budget 2020 va certes nous permettre de fonctionner mais il n’est pas le nôtre et il faudra progressivement l’amender », a déclaré la maire Michèle Rubirola. Le budget municipal 2020 de 1,5 milliard d’euros, voté lundi en conseil municipal et qui aurait dû l’être en mars avant la crise du Covid-19, est « essentiellement » celui préparé par l’ancienne majorité de droite.

Des conditions de travail « inadmissibles »

A la marge du budget, la majorité a pu augmenter les dépenses d’investissement de 50 millions d’euros pour les deux priorités de campagne du Printemps marseillais : l’amélioration de l’état des écoles (30 millions d’euros) et la lutte contre le logement indigne (20 millions d’euros).

Préfabriqués surchauffés l’été, glaciaux en hiver, toilettes insalubres, invasions de rats : le dossier des écoles a poursuivi jusqu’à la fin de son mandat Jean-Claude Gaudin, maire LR pendant vingt-cinq ans. « Quand on a des conditions de travail inadmissibles, on ne peut pas demander à nos minots d’être des citoyens exemplaires », a expliqué Pierre-Marie Ganozzi, adjoint au « plan écoles. »

Concernant le logement indigne, une question devenue explosive à Marseille après l’effondrement meurtrier, fin 2018, de deux immeubles du centre-ville, rue d’Aubagne, la nouvelle majorité a prévu 20 millions d’euros.

« C’est totalement insuffisant »

« C’est totalement insuffisant mais c’est quand même une marque forte de la volonté de travailler tout de suite sur ce projet », a affirmé Patrick Amico, adjoint chargé de cette question à Marseille. 100.000 personnes vivent encore dans des taudis dans la cité phocéenne. Sur les 20 millions affectés, 10 millions sont réservés au parc privé et 10 au parc municipal, soit les 51 immeubles propriétés de la ville.

« Nous sommes bien entendu attachés aux écoles et au logement indigne mais il faut tourner cette page et regarder devant, ne regardons pas derrière », a lancé Martine Vassal, présidente LR de la métropole et du département.