Marseille : Les deux élus proches de Samia Ghali restent adjoints malgré leur mise en garde à vue pour des procurations douteuses

POLITIQUE Marguerite Pasquini et Roland Cazzola sont « présumés innocents », explique la maire de gauche Michèle Rubirola. Elle a toutefois décidé de ne pas leur confier de délégation pour l’instant

J.S.-M.

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Michèle Rubirola lors de sa première sortie officielle, le 14 juillet, à Marseille.
Michèle Rubirola lors de sa première sortie officielle, le 14 juillet, à Marseille. — Alain ROBERT/SIPA

Ils n’auront pas vraiment de pouvoir, mais leurs indemnités d’élus seront bien versées. Marguerite Pasquini et Roland Cazzola, récemment placés en garde à vue dans une affaire de procurations douteuses​, « restent adjoints » sans délégation. « Ils sont présumés innocents, on laisse la justice suivre son cours », explique la maire de gauche de Marseille, Michèle Rubirola, ce lundi dans La Provence.

Marguerite Pasquini et Rolland Cazzola ont été élus dans les quartiers Nord de Marseille. Le 16 juillet, ils avaient tous deux été placés en garde à vue puis libérés sans poursuites dans l’enquête ouverte sur les procurations douteuses établies dans ce secteur. Samia Ghali, candidate indépendante, s’est ralliée à l’union de la gauche au « troisième tour. »

Une mise en examen comme « ligne rouge »

« La ligne rouge c’est l’exemplarité. Alors, si un élu est mis en examen oui, la ligne rouge est franchie », a ajouté Michèle Rubirola, élue sous la bannière du Printemps marseillais, avec le soutien des écologistes.

Cette enquête en suit une autre, également ouverte à Marseille sur d’autres procurations soupçonnées d’avoir été frauduleusement établies dans les 4e et 6e secteurs, deux bastions des Républicains.