Gouvernement : Jean Castex veut défendre une « écologie de terrain » contre une écologie « moralisatrice »

ENVIRONNEMENT Dans un texte destiné à paraître ce lundi dans « Ouest-France », le Premier ministre affirme que l’écologie est « une priorité »

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre, Jean Castex.
Le Premier ministre, Jean Castex. — AFP

« Tous écologistes ! » Sur le réseau social Twitter, tous les ministres du gouvernement – ou presque – se sont fait l’écho du message lancé par leur patron, Jean Castex. Dans une tribune publiée dans le quotidien régional Ouest France, le Premier Ministre veut promouvoir « une écologie de terrain » fondée sur le dialogue à l’échelon d’un territoire, qu’il oppose dimanche à une écologie « moralisatrice, voire sectaire ».

Alors que « les scientifiques, comme la jeunesse, nous poussent à aller plus loin et plus vite », Jean Castex érige clairement la transition écologique en enjeu politique, en soulignant que cette accélération ne sera pas atteinte « sans la politique, sans les politiques. Pas ceux qui sont dans l’incantation mais ceux qui sont au contact du terrain ».

Des objectifs « chiffrés »

« L’écologie à laquelle je crois est une écologie de proximité, de quartier et de terrain », défend le Premier ministre, rappelant son ambition qu'« un peu partout en France, l’ensemble des acteurs d’un territoire se réunissent pour bâtir un véritable plan de transition écologique autour d’éléments aussi concrets que la rénovation thermique, les circuits courts, les pistes cyclables, les économies d’énergie, l’artificialisation des terres, les énergies renouvelables ».

« Ce plan devra fixer des objectifs précis, chiffrés et mesurables », souligne Jean Castex. Le chef du gouvernement insiste aussi sur sa volonté de créer des emplois par la transition écologique, mais aussi de « réconcilier » les France urbaine, périurbaine et rurale, cette dernière habitée « d’automobilistes pour qui la voiture est encore une nécessité et qui ont été trop souvent stigmatisés ».

Il promet enfin de faire suivre la Convention citoyenne sur le climat « par des mesures concrètes et ambitieuses », à la veille d’un Conseil de défense écologique devant annoncer des premières mesures « réglementaires » inspirées des propositions de la Convention.