Côte d’Azur : Après la fusillade du quartier des Moulins, Castex sera samedi à Nice

VIOLENCES Le Premier ministre se rendra samedi à Nice où une fusillade a eu lieu en plein jour lundi. « Des annonces très concrètes » seront faites

20 Minutes avec AFP

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Le premier ministre Jean Castex.
Le premier ministre Jean Castex. — Jacques Witt / SIPA
  • Après la fusillade survenue devant un supermarché, quartier des Moulins à Nice, le Premier ministre Jean Castex a annoncé qu’il viendrait à Nice samedi.
  • Il sera accompagné des ministres de l'Intérieur et de la Justice.
  • « Des annonces concrètes » face à des violences « inadmissibles » seront faites lors de sa venue.

Le Premier ministre, Jean Castex, se rendra samedi avec le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, à Nice, pour y évoquer l'insécurité

« Il s’agit d’un sujet essentiel, majeur », a affirmé le chef du gouvernement, interrogé par des journalistes à propos de plusieurs épisodes de violences qui ont eu lieu ces derniers jours, dont une fusillade, lundi, en plein jour, devant un supermarché du quartier sensible des Moulins à Nice, connu notamment pour être un lieu de trafic de drogue dans la ville.

« Des actes inadmissibles »

« Il y a des actes profondément inadmissibles. Nous ferons des annonces concrètes pour lutter contre ces actes inadmissibles », a poursuivi Jean Castex, en marge d’un déplacement à Besançon pour l’emploi des jeunes.

A Nice, une vidéo mise en ligne par un habitant du quartier des Moulins fait entendre une fusillade et montre des hommes en train de courir au loin, sous l’œil des clients à l’entrée de l’établissement.

La lutte contre l’insécurité est une de ses priorités

Le maire (LR) de Nice, Christian Estrosi, a demandé lundi des « moyens supplémentaires » et un « plan d’action immédiat permettant de rétablir l’ordre », jugeant la situation du quartier des Moulins « très préoccupante ».

Jean Castex a fait de la lutte contre l’insécurité l’une de ses priorités. Dans sa déclaration de politique générale, le 15 juillet, il avait promis « une réponse ferme et sans complaisance » à des « faits inacceptables qui exaspèrent les Français », citant les violences « commises dans les quartiers des Grésilles et de Chenôve à Dijon, l’attaque ignoble contre un chauffeur de bus à Bayonne, les guets-apens tendus aux représentants des forces de l’ordre et à nos pompiers dans certains quartiers, les trafics en bas des cages d’escalier, la banalisation de la délinquance du quotidien ».