Nouvelle-Calédonie: Les indépendantistes conservent la présidence du Congrès

ELECTION L’assemblée législative a pour vocation de voter le budget de l’archipel. Un référendum sur l’autodétermination se tiendra dans trois mois

20 Minutes avec AFP

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Des militants pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie rebaptisent une rue de Paris le 5 juillet 2020.
Des militants pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie rebaptisent une rue de Paris le 5 juillet 2020. — Francois Mori/AP/SIPA

A moins de trois mois d’un référendum d’autodétermination c’est une victoire importante pour les partisans de la séparation d’avec la France. L’indépendantiste Roch Wamytan a été reconduit pour une nouvelle année à la tête du Congrès de Nouvelle-Calédonie avec l’appui du parti Eveil Océanien (EO), qui siège désormais dans un groupe indépendantiste.

Les changements d’alliances de l’Eveil Océanien

Après les élections provinciales de mai 2019, Roch Wamytan (UC-FLNKS/Front de libération nationale kanak et socialiste) avait déjà été élu à la tête de l’assemblée législative avec 29 voix sur 54, les trois élus de l’Eveil Océanien, parti communautaire wallisien et futunien, lui permettant d’obtenir la majorité. Ce jeudi, un scénario similaire s’est joué, à la différence que l’EO, qui siégeait jusqu’alors hors groupe, a décidé de rejoindre celui de l’UC-FLNKS, de sorte que le Congrès a désormais une majorité indépendantiste.

Toutefois le jeu politique de ces alliés n’est toujours pas complètement clair. Le leader de l’EO, Milakulo Tukumuli, continue en effet de revendiquer un statut de non-aligné. « On est un parti charnière, qui ne veut pas être enfermé dans un bloc ou dans un autre », a déclaré l’élu. Au sein du gouvernement collégial et à la province Sud, l’EO est en effet allié à une coalition loyaliste de droite, l’Avenir en Confiance (AEC), qui président ces institutions. Chef du groupe AEC au Congrès (18 sièges), Virginie Ruffenach a d’ailleurs « déploré le signal politique fort de l’EO », estimant « qu’à quelques semaines du référendum il faut être le plus clair possible ». Son groupe avait présenté un candidat face à Roch Wamytan.

Dans le cadre du processus de décolonisation de l’accord de Nouméa (1998), un deuxième référendum sur l’indépendance aura lieu le 4 octobre en Nouvelle-Calédonie. Un premier scrutin, tenu le 4 novembre 2018, a été remporté par les pro-français (56,7 %).