Plainte à l'UMP pour tricherie dans une élection interne

POLITIQUE Un ancien conseiller UMP de Paris porte plainte pour fraude... Un chargé de mission à Matignon et une collaboratrice de Dati sont visés...

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Il n'y a pas que les socialistes qui veulent régler les problèmes de leur parti au tribunal. Si les partisans de Ségolène Royal ont pensé à un moment saisir les tribunaux après le vote sur l'élection du premier secrétaire, une information judiciaire a été ouverte le 8 décembre à la suite de la plainte d'un ancien conseiller UMP de Paris. Il dénonce des fraudes lors de scrutins électroniques internes au parti à Paris en juin 2006. Parmi les quatre personnes visées, qui travaillent ou ont travaillé avec Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, se trouvent un chargé de mission à Matignon, et une collaboratrice de Rachida Dati. Philippe Goujon brigue actuellement un nouveau mandat à la tête de a fédération UMP de Paris.

Cette enquête, confiée au juge d'instruction André Dando, vise à faire la lumière sur l'élection en juin 2006 du délégué de circonscription du XVe arrondissement-sud pour l'UMP, dont le plaignant, Alexandre Galdin, soupçonne qu'elle a été entachée de fraude. A la suite de cette plainte le parquet de Paris avait dans un premier temps ouvert le 18 mars une enquête préliminaire.

Selon le plaignant, qui s'appuie sur des mails envoyés le jour du scrutin, plusieurs personnes se sont procuré des codes et identifiants d'accès et ont voté à la place de plusieurs militants lors de scrutins électroniques. Alexandre Galdin, délégué de circonscription sortant, avait été battu de 55 voix lors d'un second tour par Joëlle Chérioux, conseillère de Paris. La commission de recours du parti avait pourtant annulé le scrutin. Et il avait finalement retrouvé sa fonction lors d'un nouveau vote. Mais il tout de même porté plainte fin 2007.