Ecologie : Barbara Pompili affirme son ambition et des actes à venir

VERT La nouvelle ministre de la Transition écologique assure ne pas être là pour faire de la figuration

J.-L.D.

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Barbara Pompili a clarifié ses ambitions
Barbara Pompili a clarifié ses ambitions — VINCENT LOISON/SIPA

Barbara Pompili a mis les points sur les « i » (et il y en a deux rien que dans son nom) dans une interview accordée à nos collègues du Parisien. Nommée ministre de la Transition écologique, elle vient pour bosser et agir, comme elle l’avait d’ailleurs annoncé dans le tweet suivant sa nomination.

« Je crois que ma nomination, au regard de mes engagements et de mon passé de militante écologique, est un signal qu’on veut appuyer sur l’accélérateur sur la Transition écologique. Et je pense incarner cela. Ma mission, c’est de faire en sorte que les citoyens voient les choses bouger. » Voilà qui est dit. Mais selon elle, l’heure n’est plus à la parole. Emmanuel Macron et elle-même sont bien décidés à traduire « les orientations en actes. Déjà, l’annonce de 15 milliards d’euros pour la transition écologique de notre économie est une avancée majeure. »

A l’assaut des territoires pollués de la République

Côté acte toujours, elle rassure encore : « J’ai reçu beaucoup d’assurances du président de la République et du Premier ministre sur les moyens que j’aurai. Je ne suis pas là pour faire de la figuration, et ils le savent très bien. »

Alors ces actes, quels seront-ils ? Déjà, réglé les neuf territoires français (notamment Paris, Lyon, Marseille, les trois plus grosses villes) où les concentrations en oxyde d’azote sont trop importantes. Des « zones à faibles émissions » seront notamment mises en place, ainsi que des primes toujours plus importantes pour l’achat de véhicules électriques ou hybrides.

Vert l’infini et au-delà

Pour le glyphosate, sujet épineux s’il en est, « à partir de janvier 2021, entre 60 et 80 % des usages agricoles du glyphosate devront être remplacés par des solutions alternatives. » Sur le nucléaire, qui représente actuellement 70 % de l’électricité française, l’objectif est de viser 50 % pour 2035.

Pas besoin d’attendre autant d’années pour avoir son avis et sa petite pique sur Europe Ecologie Les Verts, parti qui a beaucoup raillé sa nomination : « Moi, la culture du commentaire et du jugement de la part de gens qui attendent que ça se passe, ça ne m’intéresse pas. »