Crise : « L’échec de la politique de Macron est garanti » pour Jean-Luc Mélenchon

FRANCE INSOUMISE Le leader des insoumis s’en est violemment pris à la gestion de crise d’Emmanuel Macron dans une interview publiée ce dimanche

J.-L.D.

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Jean-Luc Mélenchon en colère
Jean-Luc Mélenchon en colère — SIPA

Jean-Luc Mélenchon n’a rien perdu de sa verve. Dans une interview au vitriol pour le Journal du Dimanche, le chef de file LFI tacle sévèrement Emmanuel Macron sur sa gestion de crise. Un président « complètement dépassé par la situation » et dont « l’échec » de « la politique » est « garanti ». Et ce n’est pas le remaniement qui va apaiser Jean-Luc Mélenchon, au contraire. Les nominations de Jean Castex et de Roselyne Bachelot (accusée par le leader des insoumis d’avoir fossoyé l’hôpital public par le passé), sont perçues soit comme un signe de mépris, soit comme une obstination « typique des gens hallucinés par leur idéologie qui n’admettent aucune contradiction, même quand cette idéologie se fracasse sur la réalité ».

Moins évident à évoquer, les municipales, où LFI fut loin de récolter les suffrages. Jean-Luc Mélenchon ne se défile pas et assume « un échec » en ayant « parié avec les listes citoyennes sur une implication populaire qui n’a pas eu lieu. » Mais pour lui, ces municipales, au taux d’abstention ayant explosé tous les records, marquent tout de même « une scission politique de la société » avec « une insurrection froide des absents » (les abstentionnistes).

Objectif 2022, mais comment ?

Et hors de question de dire que LFI n’a servi à rien. Pour Jean-Luc Mélenchon, la présence de son parti a été indispensable dans la victoire de la gauche, notamment à « Grenoble, Lyon et Marseille », soit trois des percées les plus marquantes des Verts. « Les gens le savent. Sans les Insoumis, rien n’était possible face à la droite aux élections municipales. »

Les Verts, justement, parlons-en. Peut-on imaginer une alliance LFI-EELV pour la présidentielle de 2022 ? Jean-Luc Mélenchon enclenche le frein à main : « Il faut bien distinguer les élections. Aux régionales, comme aux municipales, nos différences sont réduites aux champs de compétences limités de ces collectivités. Il en va autrement de la présidentielle, qui engage tous les aspects de la vie du pays. » Une manière de se placer déjà comme candidat pour 2022 ? Patience. « J’ai une décision à prendre et je la prendrai le moment venu. »