Marseille : « Des projets structurants et plus de proximité », le projet de Martine Vassal (LR) réélue à la tête de la métropole

METROPOLE La présidente sortante Les Républicains, Martine Vassal, a été réélue à la tête de la métropole avec un projet de décentralisation des compétences vers les mairies

Adrien Max

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Martine Vassal lors du conseil municipal de Marseille pour l'élection de la nouvelle maire.
Martine Vassal lors du conseil municipal de Marseille pour l'élection de la nouvelle maire. — Clément Mahoudeau / AFP
  • Martine Vassal (LR), la présidente sortante, a été réélue à la majorité absolue à la tête de la métropole d’Aix-Marseille avec 145 voix.
  • Elle a été élue sur un projet de refonte de la métropole, avec des projets métropolitains structurants comme le développement économique, la mobilité, et des compétences rendues aux communes pour plus de proximité.

Une victoire à la majorité absolue pour une « métropole des maires ». La présidente sortante Martine Vassal, les Républicains, a été réélu ce jeudi matin à la tête de la métropole d’Aix- Marseille. Elle remporte la majorité absolue avec 145 voix, sur 201 conseillers métropolitains, devant Gaby Charroux, le maire communiste de Martigues, avec 61 voix, le marcheur de la Roque d’Anthéron Jean-Pierre Serrus avec 22 voix et Stéphane Ravier, du Rassemblement national avec 11 voix.

Martine Vassal, qui n’a pas remporté son secteur lors des municipales à Marseille et qui a cédé sa place de candidate à la mairie à Guy Teissier, est apparue très émue à la tribune. « Je ne peux pas cacher cette forte émotion, je suis honoré que vous m’avez donné au-delà de mes amis politiques. Je remercie mes compagnons de route avec lesquels nous avons traversé beaucoup de tempêtes », s’est-elle exprimée avant de présenter ses axes stratégiques.

Plus de compétences locales

« Une institution métropolitaine profondément réformée, avec une métropole des projets sur des axes stratégiques comme le développement économique, la mobilité, la transition écologique, et des compétences déléguées aux territoires avec de la proximité. Mais aussi une action structurelle en travaillant ensemble à la reforme de la loi pour que le cadre métropolitain soit adapté à la réalité des enjeux des communes », a-t-elle développé.

C’est sur cette idée de décentralisation de certaines compétences, et une métropole des maires, que Martine Vassal est parvenue à se faire réélire. C’était un souhait de nombreux maire de plus petites communes, comme Maryse Joissains, la maire d’Aix-en-Provence, farouche opposante à la métropole devant la place trop importante occupée par la ville de Marseille et ses 102 conseillers métropolitains. Maryse Joissains a d’ailleurs fait campagne pour la réélection de Martine Vassal. L’élection de Gérard Bramoullé, premier adjoint à la mairie d’Aix-en-Provence comme premier vice-président de la métropole va dans ce sens. Tout comme la faible représentation d’élus marseillais parmi les 20 vice-présidents.

« Aller démarcher l’Etat aux côtés de Michèle Rubirola »

Si Martine Vassal n’a pas évoqué la ville de Marseille dans son discours d’introduction, elle s’est tout de même dite prête « à aller démarcher l’Etat aux côtés de Michèle Rubirola pour rattraper le retard ».

La nouvelle maire de Marseille et ses équipes du Printemps marseillais n’ont pas présenté de candidats à la tête de la métropole, et se sont refusés à tous commentaires à l’issue du vote. Mercredi, ils appelaient à une « métropole de projets ». « Comme elle s’y était engagée publiquement, la maire de Marseille ne se portera pas candidate à la présidence de la métropole. Nous devons aller vers une métropole de projets, avec tous maires, et pour les habitants. Mais Marseille doit aussi avoir les moyens de mettre en œuvre le programme de la nouvelle majorité élue », écrivent les élus du Printemps marseillais. Martine Vassal a expliqué attendre les élections des conseils de territoires pour se mettre au travail et prendre sa première décision.