Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon dit être « monté dans un train dont il n’arrive plus à descendre »

TCHOU TCHOU Jean-Luc Mélenchon se rêverait-il en locomotive de la gauche ?

J.-L.D. avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon vise 2022
Jean-Luc Mélenchon vise 2022 — Raphael Lafargue-POOL/SIPA

Le déconfinement semble réussir à Jean-Luc Mélenchon, qui a dit se « sentir une utilité nouvelle » avec la crise du coronavirus. Une utilité qui pourrait le mener jusqu’à l’Elysée, lui qui dit à propos des élections présidentielles passées et futures « être monté dans un train dont il n’arrive plus à descendre ».

Interrogé sur BFMTV à propos d’une éventuelle candidature en 2022 après celles de 2012 et 2017, il a répondu : « J’aurai une décision à prendre. Je suis comme vous, je n’avais pas prévu le Covid-19 et la catastrophe [économique et sociale] à venir, je me sentais plutôt dans le rôle d’un homme qui prépare la suite. »

La tentation de la tranquillité

En effet, « j’ai pris des coups très rudes, mon image a été abîmée par les violences que j’ai subies », a-t-il poursuivi en référence à sa réaction de colère très médiatisée​ à la perquisition du siège de LFI en octobre 2018. « Maintenant je me dis que je me sens une utilité nouvelle du fait de l’expérience que j’ai accumulée et que les événements ne me font pas peur », a ajouté le président du groupe des députés insoumis.

« Je sais que j’ai une décision à prendre, ça me coûte assez, je dois être un des rares personnages de ce pays qui est monté dans un train dont il n’arrive plus à descendre », a-t-il souligné. « Des fois oui, il y a des jours où je préférerais être tranquille », notamment pour s’adonner à la « tentation de l’écriture », a dit Jean-Luc Mélenchon.