Marlène Schiappa « veut faire plus » au sein du gouvernement et créer un « congé parent malade »

AMBITION La famille « fait partie des sujets sur lesquels je travaille », assure Marlène Schiappa

20 Minutes avec AFP
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Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.Crédit:   Dessons/JDD/SIPA
Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.Crédit: Dessons/JDD/SIPA — ¬'Eric Dessons/JDD/SIPA

La secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, affirme vouloir « faire plus » au sein du gouvernement qui pourrait être remanié cet été, notamment sur la famille. « Je veux faire plus et donc porter davantage de choses. Mais le président et le Premier ministre décideront où je suis utile », déclare la ministre dans un entretien au Parisien mis en ligne ce samedi soir, alors qu’un remaniement du gouvernement pourrait avoir lieu après le second tour des élections municipales le 28 juin.

« Pour moi, la question n’est pas tant de peser que de savoir pour quoi faire. Je veux faire plus. Je veux faire plus, pour les femmes et pour les familles », ajoute Marlène Schiappa. La secrétaire d’Etat veut « poursuivre le travail commencé sur l’égalité femmes-hommes » pour « que cette question reste prioritaire au gouvernement et dans la société » et « réfléchir aux questions d’harmonie entre la vie professionnelle et la vie familiale » en repensant « la question des congés familiaux ».

Marlène Schiappa suggère de créer un congé « parent-malade »

« Avec la crise, il sera nécessaire de produire et donc de travailler beaucoup. Cela doit s’accompagner d’un soutien au temps passé en famille, notamment pour les générations prises en sandwich, qui doivent s’occuper à la fois de leurs enfants et de leurs parents », développe la ministre. Elle propose ainsi « que l’on inscrive dans la loi l’allongement du congé paternité à un mois » et suggère de créer un congé « parent-malade » ou un congé « jeunes grands-parents ».

Interrogée sur une éventuelle candidature de l’humoriste Jean-Marie Bigard  à la présidentielle de 2022, elle estime « qu’il n’y a pas de candidature illégitime » et qu’elle n’est « pas à l’aise avec l’idée qu’une intelligentsia décide qui a le droit d’entrer dans le cercle politique ou pas ».