Plan automobile : Xavier Bertrand est « choqué » d’être exclu de la visite d’Emmanuel Macron chez Valeo

COUP DE GUEULE Le président du conseil régional des Hauts-de-France n’a pas été convié par l’Elysée à cette visite durant laquelle Emmanuel Macron doit annoncer un plan de relance pour le secteur de l’automobile

20 Minutes avec AFP

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Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) s'est déclaré
Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) s'est déclaré — Stephane Lemouton -POOL/SIPA

Choqué et déçu. Hier soir, Xavier Bertrand a appris à son grand dam qu’il n’était pas convié par l’Elysée à la visite du Président de la République ce mardi à l’usine Valeo d’Etaples dans le Pas-de-Calais. A l’occasion de ce déplacement, Emmanuel Macron dévoilera le très attendu plan de relance décidé par le gouvernement pour le secteur automobile, très fortement impacté par la crise du coronavirus.

« Visiblement, le président de la République fait de la politique alors qu’on devrait travailler tous ensemble », a déclaré ce mardi le Président du conseil régional des Hauts-de-France, en réaction à cette non-invitation. « On devrait se serrer les coudes dans une crise jamais vue ! La mise en scène, ce n’est pas ce dont on a besoin. Ce dont on a besoin, c’est de bosser Etat-régions-collectivités main dans la main », a-t-il poursuivi.

« Un protocole allégé »

Le préfet du Pas-de-Calais Fabien Sudry a de son côté indiqué que le déplacement du chef de l’Etat à l’usine Valeo s’inscrivait dans le « format actuel de visite présidentielle dans le cadre de la crise sanitaire » liée au coronavirus, « sans protocole républicain habituel mais un protocole allégé ».

Concrètement, seuls les maires des villes (Le Touquet, Etaples) où se rendra Emmanuel Macron, ainsi que le député de la circonscription Daniel Fasquelle (LR) sont conviés à la visite. De son côté le Président sera accompagné dans ce déplacement par deux ministres.

Pas une excuse pour Xavier Bertrand

Mais Xavier Bertrand s’étonne que l’argument sanitaire soit mis en avant pour cette visite présidentielle alors qu’il avait été convié le 17 mai à Montcornet (Aisne) à l’hommage rendu au général de Gaulle. « Il s’agissait d’un schéma différent, en pleine nature », fait valoir une source gouvernementale.

« Je suis choqué que, sur un plan aussi important pour l’économie nationale et pour la région, première région automobile du pays, je ne sois pas associé », a déploré le président du conseil régional. « On est à la veille d’annonces décisives pour l’automobile dans la région et c’est vrai que je lui aurais demandé, à l’occasion de sa visite, que l’Etat, premier actionnaire de Renault, garantisse l’avenir du constructeur automobile dans la région », ajoute-t-il.