LREM : La députée Martine Wonner exclue du groupe après son vote contre le plan de déconfinement

DEPART Martine Wonner est la seule élue du parti présidentiel à avoir voté contre la stratégie de déconfinement du gouvernement

20 Minutes avec AFP

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La députée LREM Martine Wonner dans l'hémicycle, le 14 novembre 2017.
La députée LREM Martine Wonner dans l'hémicycle, le 14 novembre 2017. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le groupe La Répubique en marche (LREM) à l’Assemblée nationale a exclu, ce mercredi, la députée Martine Wonner, seule élue LREM à avoir voté contre la stratégie de déconfinement du gouvernement, a indiqué le groupe majoritaire.

« Martine Wonner, seule dans son cas, a décidé de s’affranchir du principe de solidarité avec le gouvernement », alors que « le plan de déconfinement représente un moment crucial pour notre pays », estime le groupe LREM.

La députée dénonçait « l’absence d’une stratégie thérapeutique »

« Ce vote s’inscrit dans une longue succession de prises de position publiques de Martine Wonner exprimant sa défiance contre le gouvernement et ses critiques contre sa politique sanitaire. En conséquence, après l’avoir entendue [en visioconférence] ce jour, le bureau du groupe LREM, en application de son règlement, a décidé son exclusion », ajoutent les « marcheurs ».

Psychiatre de profession, la députée du Bas-Rhin est favorable au recours controversé à la chloroquine face au coronavirus, avec son collectif Laissons les médecins prescrire. Elle avait « regretté l’absence d’une quelconque stratégie thérapeutique », en annonçant son vote contre le plan gouvernemental le 28 avril à l’Assemblée.

Quatrième exclusion prononcée

Après son exclusion, les députés LREM et apparentés comptent désormais 296 membres, contre 314 au début de la législature, alors que la majorité absolue est à 289 sièges. C’est la quatrième exclusion prononcée par le groupe après celles de Sébastien Nadot (vote contre le budget), d’Agnès Thill (pour son hostilité à la PMA pour toutes et des propos jugés « pernicieux ») et Sabine Thillaye (pour un refus de céder son poste à la tête de la commission des Affaires européennes).

Une quinzaine de députés ont aussi quitté le groupe volontairement, en raison de désaccords sur la ligne politique, sur les municipales, ou pour contester l’usage du 49-3 lors de l’examen de la controversée réforme des retraites.