Coronavirus : La crise sanitaire « fait apparaître un nouveau Macron », pour Bernard Tapie

EPIDEMIE Pour Bernard Tapie, Emmanuel Macron « a été direct, il reconnaît des insuffisances et parfois même des erreurs »

J.-L.D. avec AFP
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Bernard Tapie veut croire en un nouveau Macron
Bernard Tapie veut croire en un nouveau Macron — SIPA

L’homme d’affaires et ex-ministre Bernard Tapie estime samedi qu’il faudra attendre « le coup de sifflet final » dans le « match contre la mort » face au coronavirus pour juger la gestion de la crise par Emmanuel Macron.

« Si on demandait aux Français aujourd’hui à quel capitaine d’équipe ils sont prêts à confier leur avenir, dans la situation actuelle, quel candidat le battrait ? A mon avis, aucun. L’heure n’est plus aux chipotages politiques. Il doit mener ce match contre la mort. Alors, de grâce, on jugera Macron au coup de sifflet final ! », affirmé l’ancien patron de l’Olympique de Marseille dans un entretien publié sur le site du Parisien.

Plus d’humanité et moins de lyrisme

« Il y a un commandant de bord. Tout le monde n’est pas satisfait que ce soit lui, certes, mais il est aux commandes. […] L’avion est en l’air, sans train d’atterrissage, avec un réacteur en feu, maintenant c’est à lui de poser l’appareil. S’il vous plaît, on se calme, on prie pour qu’il ait raison, et s’il gagne on aura tous gagné. S’il s’est trompé, les Français sauront en tirer les conséquences », ajoute l’ancien ministre de la Ville de François Mitterrand qui, à 77 ans, se bat contre un cancer.

Selon Bernard Tapie, la crise sanitaire fait « apparaître un nouveau Macron », « plus humain, moins théâtral ». « Il a été direct, il reconnaît des insuffisances et parfois même des erreurs », ajoute-t-il, applaudissant la démarche du chef de l’Etat d’avoir « rencontré lui-même, sans tabou, sans a priori, toutes les personnalités à forte compétence dans le domaine de la santé » avant de trancher pour un déconfinement à partir du 11 mai.

Inventer une révolution

Au-delà de « l’atterrissage de la crise », celle-ci offre, selon Bernard Tapie, la possibilité d’une « remise à plat » salvatrice. « La France a presque tout inventé. C’est le moment de relocaliser et de réindustrialiser notre pays, qui s’est toujours montré le plus créatif du monde », dit-il.

L’ancien propriétaire d’Adidas propose également d'« inventer la vraie révolution sociale de demain » en permettant à chaque salarié d’une entreprise de détenir une participation dans le capital de celle-ci.