Coronavirus : Un député LREM propose des séances de méditation à distance à ses collègues

ZEN Elles se déroulent sur l’application de visioconférence Zoom, et non plus dans la « salle de judo/yoga » de l’Assemblée

20 Minutes avec agences

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Illustration de la méditation.
Illustration de la méditation. — Pixabay

Pour calmer les nerfs « mis à rude épreuve » par le coronavirus et la période de confinement, le député LREM Gaël Le Bohec propose à ses collègues de tous bords « un nouveau cycle de méditation de pleine conscience », relève le Canard Enchaîné dans l’édition de ce mercredi. Le parlementaire coordonne déjà depuis plusieurs mois des sessions de méditation avec des députés.

Coronavirus oblige, ces séances se déroulent désormais à distance sur l’application de visioconférence Zoom, et non dans l’habituelle « salle de judo/yoga » de l’Assemblée, où elles se tenaient par le passé. L’élu d’Ille-et-Vilaine a adressé un mail à ses collègues pour décrire ces huit séances à distance « ouvertes aux députés et collaborateurs » tous les jeudis, animées par deux « spécialistes » de la méditation. Plus d’une quinzaine d’élus y seraient inscrits.

Trois cents euros la séance

« Le coût des huit séances se monte à 300 euros TTC pour le "tarif députés"' et à 150 euros TTC pour le "tarif collaborateurs" » de l’Assemblée, a écrit Gaël Le Bohec. À ce stade, ce sont les députés qui mettent la main à la poche, assure-t-il. Mais « la question est encore ouverte. J’estime personnellement que cela devrait être pris en charge par l’Assemblée », répond le parlementaire au Canard Enchaîné.

Outre Gaël Le Bohec, plusieurs députés comme le « marcheur » Pacôme Rupin ou la non-inscrite et ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho pratiquent la méditation de pleine conscience, fondée sur l’attention à la respiration et au corps. « Ce n’est pas un truc d’hurluberlu. Il y a de plus en plus d’études scientifiques, notamment une de l’Inserm, sur les bienfaits de la méditation en matière de prévention », estime Gaël Le Bohec.

« Il faut que la science continue à faire son travail sur le sujet, avec ce champ énorme de la neuroscience », ajoute-t-il. Celui-ci a découvert la pratique en 2013-2014, lors d’une phase de création d’entreprise.