Coronavirus : Olivier Véran se dit confiant dans « la multiplication des points de dépistage »

DISPOSITIF Lundi lors de son allocution, Emmanuel Macron a annoncé qu’à partir du 11 mai, la France sera « en capacité de tester toute personne ayant des symptômes » du Covid-19

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de la Santé, Olivier Véran.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / POOL / AFP

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est dit confiant, ce mardi, sur « la multiplication des points de dépistage » pour les personnes présentant les symptômes du coronavirus, à partir du 11 mai, quand le confinement pourrait être allégé, comme l’a annoncé Emmanuel Macron lundi soir.

« La multiplication des points de dépistage, nous saurons faire », a assuré le ministre de la Santé sur RTL.

Tester toute personne qui présente des symptômes

« Nous sommes plus de 60 millions dans ce pays, aucun pays au monde n’a jamais été capable et ne sera jamais capable de tester tout le monde. Il y a des pays qui prennent l’engagement de tester toute personne qui présente des symptômes, de manière à isoler ces personnes », a-t-il poursuivi, indiquant que c’était le cas de la France.

Le ministre souhaite « qu’on innove, qu’on mobilise toutes les bonnes volontés, toutes les forces vives de la nation », qu’il y ait des tests « dans les hôpitaux, les laboratoires – quel que ce soit leur statut », y compris ceux consacrés « à la recherche ». Il veut aussi « s’appuyer sur les collectivités », « mettre en place des équipes mobiles, des drive-tests, procéder à partir des pharmacies, d’officines volontaires ».

Bientôt 200.000 tests par semaine

Quant à l’isolement des personnes testées positives au nouveau coronavirus, Olivier Véran a indiqué que « toutes les possibilités sont à l’étude, nous n’excluons rien », notamment une éventuelle réquisition d’hôtels. « On fait, à peu près, aujourd’hui, 150.000 tests et au-delà par semaine, nous sommes en train d’aller vers les 200.000 tests par semaine », avec « l’objectif d’être capable de tester » actuellement « dans les Ehpad les publics les plus fragiles, les malades hospitalisés, les soignants », a-t-il détaillé.

« Aucun pays n’est capable » de donner « un pourcentage et un nombre de personnes » ayant « contracté » le virus et « aucun pays » n’est capable de donner « la part de sa population qui est immunisée », a-t-il insisté. « Nous disposons de simulations : les scientifiques estiment qu’il y aurait 10 % de la population qui présenterait à (cette) date une immunité face au coronavirus », a-t-il conclu.