Coronavirus : Bruno Retailleau critique la communication du gouvernement sur les masques

OPPOSITION Le président du groupe LR au Sénat parle d’une « affaire qui restera comme le symbole d’une mauvaise gestion » de la crise en France

20 Minutes avec AFP

— 

Bruno Retailleau est président du groupe LR au Sénat.
Bruno Retailleau est président du groupe LR au Sénat. — ISA HARSIN/SIPA

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau a fustigé vendredi la « communication chaotique » des autorités sur l’utilisation des masques de protection du coronavirus, « une affaire qui restera comme le symbole d’une mauvaise gestion » de la crise en France selon lui. « C’est parfaitement chaotique. Les fameuses théories du gouvernement qui prétend qu’il ne faut pas généraliser les masques, ce n’est que l’alibi d’une insuffisance, de la pénurie​ de masques », a-t-il estimé sur CNews.

« Il y a une contradiction depuis le départ. Bien sûr qu’il y a une pénurie de masques, bien sûr qu’il faut porter des masques pour protéger les autres et se protéger soi-même », a poursuivi le sénateur de Vendée. « Les Français ne comprennent pas et ils soupçonnent que derrière cette communication cacophonique et chaotique, le gouvernement cache son impuissance et son impréparation », a-t-il conclu.

LREM parle de « priorités »

La députée et porte-parole de LREM Aurore Bergé a, elle, défendu, sur la même chaîne, la stratégie du gouvernement « d’établir des priorités » face à ce « qui a été pendant longtemps une pénurie mondiale » de masques afin de protéger d’abord « les personnels soignants » et « progressivement ceux qui continuent à travailler ».

A propos de la généralisation éventuelle des masques, elle estime que « si le conseil scientifique, si l’OMS recommandent cette généralisation alors il faudra généraliser ». « C’est notamment une option dans le cadre du déconfinement progressif pour pouvoir progressivement retourner à la normale et éviter qu’il y ait un nouveau risque de reprise de l’épidémie », a-t-elle fait valoir.

Selon un sondage Odoxa diffusé jeudi, trois Français sur quatre (76 %) pensent que le gouvernement leur « a caché la vérité » sur les masques parce qu’il n’y en avait « pas suffisamment pour les soignants ». 23 % considèrent au contraire qu’il a été « transparent » en disant ce qui lui semblait juste d’après les éléments scientifiques dont il disposait, selon cette enquête avec Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info.