Coronavirus : La France insoumise manifestera (en ligne) samedi pour dire « Plus jamais ça»

MANIF VIRTUELLE Le parti de Jean-Luc Mélenchon invite les militants à se mobiliser virtuellement sur les réseaux sociaux

B.C.

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Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, lors d'une manifestation.
Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, lors d'une manifestation. — FRED SCHEIBER/SIPA

Il y a ceux qui font des concerts en ligne, d’autres des apéros. Côté politique, ce sera la manifestation en ligne. La France insoumise a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour ce samedi, appelant les gens à « manifester sur Internet pour proposer des solutions, pour que plus jamais une crise comme celle que nous traversons avec le coronavirus ne se reproduise ».

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, le parti est monté régulièrement au créneau, sur les plateaux télé mais aussi sur les réseaux sociaux. Son chef de file, Jean-Luc Mélechon, a vivement critiqué le vocabulaire guerrier employé par Emmanuel Macron pour décrire la lutte contre la pandémie. « Il est destiné à suggérer un rôle héroïque du chef de l’Etat. Il a aussi pour fonction d’obliger au « silence dans les rangs » », a-t-il dénoncé il y a quelques jours.

Ce samedi, les militants de La France insoumise sont donc invités à tweeter, poster sur Facebook et l’ensemble des réseaux sociaux leurs idées sur le déconfinement, et son organisation dès maintenant. Avec le mot-clé « Plus jamais ça ».

Mais aussi la question des services publics, en particulier de santé, très mobilisés depuis le début de la crise et pour lesquels le parti demande des moyens.

Un collectif en rupture avec le « désordre libéral »

Sans parler de la nationalisation de Luxfer, qui produit des bouteilles d’oxygène, ou de l’usine Famar de Lyon qui produit un antipaludéen à base de chloroquine et se trouve en redressement judiciaire.

« Plus jamais ça », c’est aussi le mot d’ordre de 18 responsables d’organisations syndicales, associatives et environnementales qui ont lancé un appel. Philippe Martinez de la CGT ou encore Jean-François Julliard de Greenpeace ont signé une tribune commune publiée le 27 mars, sur Franceinfo, dans laquelle ils lancent un appel « à toutes les forces progressistes et humanistes pour reconstruire ensemble un futur, écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre libéral ».