Coronavirus : Une « réflexion » en cours pour récompenser les agents publics mobilisés

EPIDEMIE Le gouvernement réfléchit à l’éventuel octroi de primes aux salariés du public qui continuent de travailler malgré l’épidémie de coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Muriel Pénicaud sur le banc des ministres à l'Assemblée nationale (illustrations)
Muriel Pénicaud sur le banc des ministres à l'Assemblée nationale (illustrations) — Philippe Lopez/AFP

Si les salariés du privé pourront bénéficier de primes défiscalisées, les agents publics mobilisés, eux, pourraient aussi être récompensés, mais sous une autre forme, a annoncé Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, ce jeudi, évoquant une « réflexion active ».

« Nous pensons effectivement qu’il faut soutenir tous ceux qui ont un rôle essentiel aujourd’hui », a déclaré Muriel Pénicaud, interrogée sur Franceinfo sur l’éventuel octroi de primes aux salariés du public qui continuent de travailler malgré l’épidémie de coronavirus.

Une prime de 1.000 euros dans le privé

« On y réfléchit au sein du gouvernement, comment on va aussi saluer les efforts dans le secteur public. C’est une réflexion très active ces jours-ci », a poursuivi la ministre, en précisant que cette mesure serait annoncée « le moment venu » par le Premier ministre. En tout état de cause, le dispositif ne prendra « pas vraiment les mêmes formes » que le coup de pouce prévu pour les salariés du privé, a toutefois prévenu Muriel Pénicaud.

Pour ces derniers, le gouvernement a décidé que la prime défiscalisée d’un montant de 1.000 euros maximum ne serait plus sujette à la mise en place par l’entreprise d’un accord d’intéressement. Les entreprises qui verseront cette prime – portée à 2.000 en cas d’accord d’intéressement – pourront par ailleurs la moduler en fonction des conditions de travail liées à l’épidémie. Interrogé sur ces dispositifs, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a estimé jeudi que l’octroi de primes ne devait pas être réservé au privé. « L’Etat ne peut pas demander aux entreprises privées » de verser des primes « et ne pas le faire lui-même », a-t-il insisté sur Franceinfo.