Municipales 2020 : Pour François Bayrou, les oppositions sont responsables du maintien du premier tour

CONTRE-ATTAQUE Le maintien du premier tour des municipales à la veille du confinement n’a pas fini d’alimenter la chronique

20 Minutes avec AFP

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François Bayrou est le président du Mouvement Démocrate. (archives)
François Bayrou est le président du Mouvement Démocrate. (archives) — Thibaud Moritz-POOL/SIPA

François Bayrou, président du MoDem, a accusé mercredi l’opposition d’avoir « manqué de civisme » en demandant le maintien du premier tour des municipales, alors que, selon lui, le président Emmanuel Macron était disposé à reporter le scrutin. « Alors que le président de la République était acquis à cette idée » de reporter le premier tour du 15 mars, « les responsables politiques de l’opposition et non des moindres, toutes les organisations politiques de l’opposition en vérité, ont dit "c’est une atteinte à la démocratie, on veut nous empêcher de tenir les élections, c’est scandaleux, on se prononcera contre publiquement" », a regretté François Bayrou sur BFMTV et RMC.

Selon le maire de Pau, son allié Emmanuel Macron voulait « un consensus » pour reporter ces élections. « C’est ce qu’il aurait fallu faire pour des raisons sanitaires, pour des raisons psychologiques. On ne peut pas à la fois fermer les bars et les restaurants, demander aux gens de ne pas sortir de chez eux et puis maintenir cette organisation » du premier tour, a-t-il ajouté.

Une réunion avec tous les partis

Selon lui, « Il y a eu un manque de civisme » de la part de l’opposition. Mais « je n’ai pas envie d’être aujourd’hui dans des polémiques internes de politique française. Ce n’est pas bienvenu. Ce qu’ils font ne donne pas sa place à ce sentiment de coresponsabilité qui doit nous animer tous », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron avait décidé le 12 mars de maintenir le premier tour des municipales le dimanche 15, en expliquant s’appuyer sur l’avis de scientifiques pour qui « rien ne s’opposait » à sa tenue. A la demande du chef de l’Etat, le Premier ministre Edouard Philippe avait consulté le même jour l’ensemble des familles politiques. « Elles ont exprimé la même volonté », avait souligné le président. Le chef du gouvernement avait ensuite réitéré, le 17 mars, que la décision de maintenir le scrutin avait été « fondée sur des motifs scientifiques », et qu’elle était « parfaitement assumée ».