Coronavirus : Emmanuel Macron en visite chez un fabricant de masques mardi

SANTE En pleine polémique sur le manque de masques, le président français veut «montrer la mobilisation de notre industrie»

20 Minutes avec AFP
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La PME Kolmi-Hopen, près d'Angers, est l'un des quatre fabricants de masques FFP2 en France.
La PME Kolmi-Hopen, près d'Angers, est l'un des quatre fabricants de masques FFP2 en France. — Loic VENANCE / AFP

La France face à un défi industriel. Emmanuel Macron visite mardi matin l’usine de masques de la PME Kolmi-Hopen en périphérie d’Angers (Maine-et-Loire), le plus gros des quatre producteurs français, a annoncé l’Elysée, en pleine polémique sur le manque de masques face au coronavirus. Le chef de l’Etat veut « montrer la mobilisation exceptionnelle de notre industrie pour faire face aux besoins liés à la crise du Covid-19 », a ajouté l’Elysée.

Cette usine de masques FFP2 et chirurgicaux, située à Saint-Barthélémy d’Anjou, tourne désormais 24 heures sur 24 pour accroître sa production après avoir recruté 35 CDD. La hausse de la production dans les quatre entreprises françaises de masques va permettre de porter la production nationale de 15 millions à 40 millions de masques par mois courant avril. Mais les besoins pour le personnel soignant et les Ehpad sont évalués à 40 millions par semaine, a souligné l’Elysée.

Pour répondre aux besoins, la France a commandé un milliard de masques et organise un « pont aérien » avec la Chine, dont la première livraison de 8,5 millions de masques est arrivée lundi. Une seconde livraison de Chine de 12 millions de masques est attendue mercredi, a précisé la présidence.

Fabrication de masques en tissus lancée

L’exécutif rappelle avoir également mobilisé le stock stratégique (117 millions de masques chirurgicaux adultes) et réquisitionné les quatre producteurs nationaux afin qu’ils ne vendent pas à l’étranger.

Une fabrication de masques alternatifs, en tissu, a également été lancée, à hauteur d’un demi-million par mois, qui peuvent être utilisés par certaines professions en contact avec le public, comme les caissières ou les policiers, précise l’Élysée.

La doctrine d’Emmanuel Macron et de son gouvernement concernant les masques reste pour l’instant qu’il faut réserver les masques en priorité au personnel soignant et aux personnels des Ehpad mais qu’il est inutile de les généraliser à l’ensemble de la population.

De nombreuses professions en contact avec le public, comme les agents de caisse, les forces de l’ordre, les pompiers, le personnel pénitentiaire mais aussi les ouvriers réclament des masques, certains syndicats appelant à exercer un droit de retrait faute de protection adéquate.