UE : Le Pen dénonce le retrait du véto de la France sur les négociations d’adhésion de l’Albanie et de la Macédoine du Nord

SOUVERAINISME Mardi, l’Union européenne a acté que les négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord allaient pouvoir commencer

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, candidate à la présidentielle de 2022, au siège du RN, le soir du premier tour des municipales.
Marine Le Pen, candidate à la présidentielle de 2022, au siège du RN, le soir du premier tour des municipales. — CEDRIC BUFKENS/SIPA

Marine Le Pen a dénoncé mercredi le retrait par Emmanuel Macron du veto français qui a relancé le possible élargissement de l’UE à la Macédoine du Nord et à l’Albanie. « En pleine crise sanitaire, Macron fait passer en catimini une décision rejetée par une majorité de Français ! On s’en souviendra », avertit-elle. Les pays de l’UE ont approuvé mardi l’ouverture des négociations pour intégrer la Macédoine du Nord et, sous conditions, l’Albanie, a annoncé le commissaire européen à l’Élargissement, Oliver Varhelyi.

La présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen s’est déclarée « ravie » de cette décision et a espéré que « les dirigeants de l’UE l’approuveront cette semaine ». Les ministres des Affaires européennes ont entériné l’accord trouvé la veille par leurs ambassadeurs à Bruxelles. Mais il ne s’agit que d’un « accord politique », a souligné le commissaire. Il doit être confirmé par une procédure écrite mercredi et entériné par les dirigeants de l’UE lors de leur sommet virtuel jeudi, selon un responsable européen.

Une procédure réversible

Si l’accord redonne espoir aux deux candidats, la route sera encore difficile pour l’Albanie car l’Allemagne et les Pays-Bas ont exigé de Tirana des réformes à accomplir avant l’ouverture formelle des négociations. Le processus avait été bloqué lors du sommet européen d’octobre 2019, lorsque plusieurs Etats membres avaient refusé d’ouvrir les négociations avec ces deux pays.

Le président français Emmanuel Macron avait été le plus explicite dans ses motivations et avait porté la responsabilité du refus. Mais « plusieurs autres Etats avaient émis des doutes et des réserves », a reconnu le commissaire Varhelyi. La France a obtenu une nouvelle procédure d’adhésion à l’UE plus stricte et réversible, avec la possibilité de suspendre ou d’arrêter les négociations avec les candidats.