Nicolas Dupont-Aignan crée son propre parti politique

DROITE Le député de l'Essonne compte bien aligner ses troupes pour les Européennes de juin 2009...

Avec agence

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Le dirigeant du mouvement Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a demandé mardi au président Sarkozy de "bousculer et réorienter" l'Union européenne" pour "sauver la France", deux ans jour pour jour après le non de la France au référendum sur la Constitution européenne.
Le dirigeant du mouvement Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a demandé mardi au président Sarkozy de "bousculer et réorienter" l'Union européenne" pour "sauver la France", deux ans jour pour jour après le non de la France au référendum sur la Constitution européenne. — Mehdi Fedouach AFP/Archives

 Il n’y a pas qu’au Parti socialiste qu’il y a des scissions. Le député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, qui a quitté l'UMP en 2007, a lancé dimanche son propre parti, Debout la République (DLR), avec pour ambition de concurrencer les «mastodontes de l'UMP et du PS», qu'il a jugé «coresponsables du naufrage programmé» du pays.

«L'UMP, qui peut dire ce qu'elle défend aujourd'hui? A force d'être dirigée directement par le président de la République, elle s'est fossilisée. On dirait une girouette condamnée à suivre le vent qui tourbillonne à l'Elysée au gré des circonstances», a lancé l'élu devant un millier de ses partisans réunis à la Mutualité à Paris.

Quant au PS, «il meurt de ses rivalités internes» mais aussi de «ne pas avoir su résoudre la contradiction entre son souci de la défense du secteur public et son souci du respect des normes de l'OMC», a-t-il ajouté.

Se présentant comme un «gaulliste et un républicain» voulant «transcender le combat gauche-droite», Nicolas Dupont-Aignan veut lancer DLR dans le combat électoral, en commençant par les européennes de 2009, pour lesquelles il espère pouvoir présenter des listes dans toutes les circonscriptions.

Récusant le qualificatif de «souverainiste», il a exclu toute alliance avec le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers. Au départ un simple club fondé en 1999 avec des élus RPR opposés au traité européen d'Amsterdam, DLR table sur 10.000 adhérents à la fin 2008.