Crise au PS: Chevènement donne des leçons... Joël Batteux claque la porte...

LE JOURNAL DU PS QUI SE CHERCHE UN CHEF Les dernières informations sérieuses et insolites sur le drame que vit la Parti socialiste...

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Reuters/montage photo 20Minutes

La crise continue ce dimanche au Parti socialiste. Après un samedi, où les leaders de chaque camps se sont mutuellement accusés de fraude, le problème du décompte des voix se poursuit ce dimanche, en attend que les experts du parti se penchent, lundi, sur les contestations. Enfin ce sera au conseil national (sorte de Parlement du parti) de décider, mardi, qui a finalement emporté le vote des militants, vendredi soir. Car pour l’instant, difficile de dire qui, de ségolène Royal ou Martine Aubry, a véritablement gagné.

Pour revivre la nuit où le PS a sombré dans le chaos, c’est par ici.

La journée de samedi, c’est là.

Et pour avoir un résumé en vidéo de l’échec du congrès de Reims, c’est là.


Le PS est-il au bord de l'implosion? Venez participer au débat en cliquant ici...

21h50. Joël Batteux claque la potre.
«Je me mets en congé du parti socialiste. Je ne veux plus participer à cette mascarade. C'est lamentable. J'ai honte. Au moment où le parti socialiste se déchire en deux sur une position libérale, ma présence au PS ne sert plus à grand chose à gauche», annonce Joël Batteux, vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire. «C'est quand même invraisemblable qu'en cette période de crise les leaders socialistes soient encore dans une position semi-libérale. C'est incroyable. Entre Ségolène Royal et Martine Aubry, il n'y a pas un poil de différence»,poursuit l'élu qui a adhéré au PS en 1974.

21h13. Huit présidents de région soutiennent Aubry.
Les présidents socialistes de huit régions apont appelé dimanche à «la constitution autour de Martine Aubry d'une équipe de direction rassemblant largement les sensibilité» du PS après le scrutin. Les signataires de cet appel sont François Bonneau (région Centre), Jean-Paul Huchon (Ile-de-France), René Souchon (Auvergne), Daniel Percheron (Nord-Pas de Calais), Claude Gewerc (Région Picardie), Laurent Beauvais (Basse-Normandie), Martin Malvy (Midi-Pyrénées) et Alain Le Vern (Haute Normandie).

20h25. Chevènement donne des leçons.
«Cela se joue vraiment à quelques voix. Cela n’a pas beaucoup de sens de décider que l’une ou l’autre l’a vraiment emporté. (...) Les dirigeants socialistes seraient bien inspirés d’organiser un nouveau vote», juge le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), au Forum de Radio-J. «Il faudrait surtout remettre du contenu politique, poursuit le sénateur du Territoire de Belfort, faire en sorte qu’une nouvelle élection intervienne sur la base de deux textes où chacune des protagonistes préciserait ce que sont son projet, son programme, ses objectifs.»

20h16. Colère en Guadeloupe.
Des responsables socialistes guadeloupéens dénoncent, dans un communiqué des accusations «insultantes et indignes» de fraude électorales. Le camp de Martine Aubry, a notamment exprimé son «étonnement» sur l'augmentation de la participation en Guadeloupe, où Ségolène Royal a remporté le scrutin.

19h23. Bayrou s'étonne des querelles au PS.
François Bayrou se déclare, à l'émission «Dimanche soir politique» (France Inter-i Télé-Le Monde), «étonné» que l'idée d'un «rassemblement» avec son MoDem soit «polémique» au Parti socialiste, estimant que seul un candidat issu d'un de ces partis pouvait affronter Nicolas Sarkozy à la présidentielle.

18h36. L'UMP Alain Lambert à la rescousse.
Fidèle à son sens de l'humour, le sénateur Alain Lambert invite sur son blog les internautes à départager les deux camps. «On ne peut pas laisser Martine et Ségolène se crêper le chignon sans leur apporter notre aide en les dotant d'instruments pour aider à les départager!». A voir ici.

17h30. 200 voix sujettes à caution à Lille.
Selon Bernard Vigreux, mandataire de Ségolène Royal, à Lille, quelque 200 voix attribuées à Martine Aubry sont sujettes à caution. c'est ce qu'il a expliqué à 20Minutes. Son calcul est simple: entre le vote de jeudi et celui de vendredi Aubry a engrangé 300 voix de plus. Or, Benoît Hamon, qui a au second tour rallié Aubry, n'avait récolté que 80 voix la veille. Comment se fait-il, estime-t-il, que subitement au second tour Aubry gagne tant de suffrages?

16h07. Devedjian accuse le PS.
«L'opposition, c'est aussi le visage de la France, et l'image est là tout à fait désastreuse. Elle l'est aussi pour la démocratie d'une manière générale», déclare sur Canal+ le député des Hauts-de-Seine. Il y voit la preuve que «la politique des courants, c'est un désastre», car «ça se termine en écuries». Une critique partagée par plusieurs leaders de l'UMP.

16h03. Valls au centre des débats
François Lamy, bras droit de Martine Aubry, accuse Manuel Valls, lieutenant de Ségolène Royal, d'être «plus dur contre le PS» que contre Nicolas Sarkozy. «Il faut qu'il fasse confiance à son parti».

15h13. Un proche d'Aubry porte plainte pour diffamation contre Valls
Le premier secrétaire de la fédération PS du Nord, Gilles Pargneaux, proche de Martine Aubry, annonce qu'il portera plainte pour diffamation contre Manuel Valls, après son annonce d'une plainte pour faux en écriture à propos d'un décompte de voix d'une section PS à Lille.

14h20. Le clan Royal annonce le dépot d'une plainte «pour faux en écriture»
Manuel Valls, lieutenant de Ségolène Royal, annonce sur Canal + qu'une plainte serait déposée pour «faux en écriture» contre un décompte de voix de militants socialistes à Lille, bastion de Martine Aubry. «L'annonce des résultats donnait 110 voix pour Martine Aubry, devant les caméras. Dans le PV qui est arrivé à la fédération, on lit désormais 130 voix. Donc il y a eu 20 voix qui se sont portées en faveur de Martine Aubry par faux en écriture», accuse-t-il.



13h31: Besancenot neveut pas tirer sur l'ambulance mais quand même...
«Je n'ai pas envie de tirer sur une ambulance, simplement de constater définitivement que ceux et celles qui veulent résister définitivement à la politique du gouvernement ne peuvent pas compter sur le parti socialiste, quelle que soit sa direction, pour faire un vrai parti d'opposition à la politique du gouvernement», dit-il sur RTL.

12h56: Michèle Alliot-marie se délecte
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, estimée sur Europe 1 que le PS rencontre «un problème de positionnement idéologique», entre ceux «tournés vers le vieux parti et ceux qui veulent autre chose». «Je note que pour les élections internes du RPR puis de l'UMP, nous n'avons jamais eu ce genre de psychodrame qui tourne tantôt à la tragédie, tantôt à la comédie. Nous avons toujours eu des règles qui étaient respectées et non contestées».

12h45. 19 voix de plus pour Aubry
Visiblement Ségolène Royal n'est pas la seule à partir des problèmes, de comptes, décomptes et attributions des voix par les fédérations socialistes. Ainsi, 19 voix des Français de l'étranger destinées à Martine Aubry, aurait été «oubliées», selon Rue89.

10h55. Chut, le malade dort, pour Michel Rocard
Michel Rocard se refuse à commenter outre-mesure la situation au PS, en préférant, comme on le fait à l'hôpital, baisser «la voix», face à la «double maladie» dont souffre son parti: de leadership et de refus de la société de marché, dans un entretien au Parisien dimanche.

10h43. Bockel raille ses anciens camarades.
Jean-Marie Bockel, ex-PS rallié à Nicolas Sarkozy, voit dans la crise que traverse le Parti socialiste «l'aboutissement tragique d'un processus de désagrégation». Et le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants d’ajouter dans un entretien au quotidien régional L'Alsace: c’est cela qui «m’a fait prendre mes distances avec ce parti». Le PS est «durablement plombé aux yeux d'une partie de l'électorat de gauche, c'est-à-dire une gauche réaliste, pragmatique, qui se reconnaît dans la gauche européenne», estime le président de La Gauche Moderne, petit parti allié à l'UMP, qui doit tenir dans une semaine son congrès fondateur.

Le Parti socialiste est «profondément déchiré. Martine Aubry est très mal élue et si le vote devait s'inverser au profit de Ségolène Royal, celle-ci serait un leader sans majorité», juge -t-il encore dans un autre entretien aux Dernières Nouvelles d'Alsace.

10h04. La Gironde avoue son erreur
La fédération PS de Gironde a constaté une erreur dans la retranscription des résultats du vote des militants d'une de ses sections. Elle indique que Martine Aubry avait enregistré 11 voix de plus que ce qui avait été annoncé et Ségolène Royal 41 de moins. En réalité, dans la section de Blaye, le nombre de votants était de 63, et non 93 comme indiqué par erreur. Finalement, Martine Aubry a recueilli 35 voix, contre 24 pour Ségolène Royal (au lieu de respectivement 24 et 65, comme transmis à la fédération vendredi soir).

08h30. L’inquiétude d’Hamon
Benoît Hamon, candidat malheureux à la direction du PS et soutien de Martine Aubry, s'inquiète dans les colonnes de «Sud Ouest» pour «l'existence même» du Parti socialiste et demande aux royalistes de «respecter le vote des militants». «La situation devient grave voire dangereuse», ajoute-t-il, avant d’appeler les dirigeants royalistes à «changer de comportement» et à «cesser de dresser les socialistes les uns contre les autres».

01h58. La crainte de la Nouvelle-Calédonie
La section PS de Nouvelle-Calédonie se déclarée «inquiète» de la non prise en compte de ses voix, favorables à Ségolène Royal. Dans un communiqué Michel Jorda, responsable du PS dans l'archipel ajoute qu’il «fait confiance à l'impartialité des commissions de récolement, qui se réuniront lundi». Dans cette petite section, il y a eu 16 votants, dont 13 se sont prononcés pour Ségolène Royal et 3 pour Martine Aubry. Au premier tour, il y avait eu 17 votant à la section PS de Nouvelle-Calédonie dont 9 voix pour Ségolène Royal, 3 pour Martine Aubry et 5 pour Benoît Hamon.
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