Coronavirus : Pour Christophe Castaner, ceux qui ne respectent pas le confinement « sont des imbéciles »

EPIDEMIE Depuis mardi midi, les Français doivent respecter un confinement total et se déplacer seulement dans certains cas

Manon Aublanc
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Christophe Castaner est ministre de l'Intérieur depuis octobre 2018. (archives)
Christophe Castaner est ministre de l'Intérieur depuis octobre 2018. (archives) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Alors que le confinement total est entré en vigueur mardi midi, de nombreux Français ne le respectent pas entièrement. Une situation qui n’a pas manqué d’énerver Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, qui les a qualifiés « d’imbéciles », ce jeudi sur Europe 1.

« Certains considèrent qu’on est un petit héros quand on enfreint les règles. Eh bien non, on est un imbécile dans son comportement et surtout une menace pour soi-même », a déclaré le locataire de la place Beauveau.

Les Français qui ne respectent pas le confinement ne sont pas « des héros modernes »

Depuis mardi midi, les Français doivent rester confinés chez eux et ne sortir que dans certains cas (courses, visites chez le médecin, assistance aux personnes vulnérables, sport, etc.), munis d’une attestation de déplacement. Ces mesures sont destinées à lutter contre la propagation du coronavirus.

« Il y a des gens qui sous-estiment le risque […] Il y a des gens qui pensent qu’ils sont des héros modernes à enfreindre la règle​ alors même qu’ils sont des imbéciles », a déclaré Christophe Castaner, ajoutant : « Ils font courir des risques à eux, leur famille, leurs proches mais aussi aux personnels de santé qui seront là, même s’ils ont des comportements idiots, ils seront là pour les accompagner, les soigner, les sauver ».

« Le côté infâme, ignoble » des vols de masques

Le ministre de l’Intérieur est ensuite revenu sur les vols de masques dans les hôpitaux​, expliquant qu’il ne doutait « pas que la justice prendra en compte le côté infâme, ignoble, d’organiser un commerce parallèle avec des masques de protection ».

Le vol de masque est « un vol simple qui peut être puni de trois ans de prison et de 45.000 euros d’amende. Il peut même être aggravé. Par exemple, un vol de nuit d’une pharmacie avec des dégradations, c’est cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende », a-t-il conclu.