Egalité hommes-femmes : Muriel Pénicaud pointe du doigt les mauvais élèves

ENTREPRISES Mis en place en mars 2019 à destination des entreprises de plus de 1.000 salariés, l’index de l’égalité professionnelle hommes-femmes a été étendu à celles de plus de 250 salariés en septembre

20 Minutes avec AFP

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Muriel Pénicaud est ministre du Travail depuis mai 2017.
Muriel Pénicaud est ministre du Travail depuis mai 2017. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Un an après la mise en place de l’index égalité professionnelle, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a dénoncé, ce jeudi dans un entretien au Parisien, les entreprises mauvaises élèves de l’égalité hommes-femmes.

« Dix-neuf entreprises étaient en 2019 en dessous de la note de 75 (sur 100) et le sont toujours, ce sont elles qui n’ont pas agi sur le sujet », a regretté Muriel Pénicaud, à propos des entreprises de plus 1.000 salariés concernées depuis un an par cet index.

Une amende pour les entreprises qui ne respectent pas la loi

Elle a cité Derichebourg (note de 62) mais aussi Alsace Croisières CroisiEurope (51), Ufifrance Patrimoine (57), Hager electro SAS Obernai (64), Safran Electronics and Defense cockpit solutions (64), Circet (66), Foncia carrières et compétences (66) et Securitas France (66). Go Sport est également montré du doigt mais sans précision de sa note.

« Ces entreprises vont être contactées dans les prochains jours par la Direction générale du Travail qui va leur rappeler la loi », a expliqué la ministre du Travail, rappelant que « si dans deux ans elles conservent cette mauvaise note, elles s’exposent à une amende qui équivaut à 1 % de la masse salariale chaque année ».

Orange, la Maif, Nocibé ou la Française des jeux en progression

Le ministère du Travail doit publier vendredi la note des 1.200 plus grosses entreprises en France, a-t-elle précisé, assurant que 55 entreprises ont obtenu les notes de 99 ou 100, contre 36 il y a un an. Parmi les plus belles progressions, Muriel Pénicaud a cité Orange, la Maif, Nocibé ou la Française des jeux. Optimiste, elle a estimé que « la dynamique est lancée » et souligné que « la note globale moyenne des grandes entreprises est passée de 83 à 87 ».

« C’est encourageant, cela change déjà la vie des femmes mais il y a encore beaucoup à faire », a-t-elle commenté. Après les grandes entreprises, l’index de l’égalité professionnelle femmes/hommes s’applique maintenant aux entreprises de 50 à 250 salariés qui devaient le publier dimanche. En France, les femmes sont payées en moyenne, tous postes confondus, 25 % de moins que les hommes. A poste et âge égaux, l’écart est de 9 %, alors que le principe « à travail égal, salaire égal » est gravé dans la loi depuis 1972.