Réforme du bac : Jean-Michel Blanquer n’exclut pas de « délocaliser » les épreuves de contrôle continu

LYCEENS En janvier, des syndicats avaient appelé à boycotter ces épreuves, estimant que les élèves et les enseignants n’étaient pas prêts

20 Minutes avec AFP

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Jean-Michel Blanquer à l'Elysée, le 6 janvier 2020.
Jean-Michel Blanquer à l'Elysée, le 6 janvier 2020. — PIERRE VILLARD/SIPA

Les épreuves communes de contrôle continu du nouveau bac, qui n’ont pas pu avoir lieu dans certains établissements, pourraient être « délocalisées » dans des centres d’examen, a déclaré Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, ce mardi, confirmant une information qu’il avait déjà dévoilée dans une interview accordée à 20 Minutes mi-février.

Ces épreuves, baptisées E3C et lancées le 20 janvier, ont été perturbées dans des dizaines d’établissements, notamment à Paris. Pour certains établissements, il s'agissait déjà de la seconde tentative pour organiser ces épreuves. 

Moins d’1 % des établissements concernés

Cette situation concerne «une toute petite minorité de lycées», a affirmé Jean-Michel Blanquer sur LCI. « Sur 1,74 million de copies que nous devions avoir, il reste un peu moins de 40.000 copies à attendre », a-t-il précisé, concédant que pour les élèves concernés, « c’est évidemment une nuisance ». « Dans les cas les plus extrêmes on envisage éventuellement la délocalisation » des épreuves, « c’est-à-dire que ça ne se passerait pas dans le lycée », mais dans un centre d’examen, a-t-il souligné.

« L’ultime parade c’est la délocalisation », a-t-il insisté, ajoutant : « Ça concerne moins d’1 % des établissements, dans l’immense majorité des autres, désormais c’est fait. Les copies sont numérisées, presque toutes corrigées ». Et si les élèves ne se présentaient pas malgré tout pour passer leur examen, ils auront « zéro », a-t-il prévenu.