Réforme des retraites : La CGT annonce qu’elle quitte la conférence de financement

SOCIAL La CGT annonce ce mardi claquer la porte de la conférence de financement mis sur pied fin janvier, par le Premier ministre, pour réfléchir à des pistes pour équilibrer le système de retraites

20 Minutes avec AFP

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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, quitte l'Hôtel de Matignon, le 10 janvier dernier, après une rencontre avec Edouard Philippe.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, quitte l'Hôtel de Matignon, le 10 janvier dernier, après une rencontre avec Edouard Philippe. — Christophe ARCHAMBAULT / AFP

La CGT a annoncé ce mardi qu’elle quittait la conférence de financement visant à réfléchir à des pistes pour équilibrer le système de retraites. « Une mascarade » l’a décrit le syndicat, qui claque la porte. Au lendemain d'une décision similaire de Force ouvrière, la CGT déclare dans un communiqué qu’elle « ne servira pas d’alibi dans une conférence où tout est joué d’avance ».

La CGT « a fait des propositions concrètes et étayées en matière de réforme des retraites améliorant le système actuel, lors de la conférence de financement du 18 février ».

« Le Premier ministre ne répond pas mais il choisit de recourir au 49.3 »

Elle « a adressé un courrier au Premier ministre, le 25 février, rappelant ses propositions et exigeant une réponse à celles-ci ». « Non seulement, le Premier ministre ne répond pas mais il choisit de recourir au 49.3 en confisquant le débat démocratique sur le projet de réforme des retraites, tout en adressant un courrier aux partenaires sociaux, persistant sur ses objectifs de régression sociale », ajoute la CGT.

Initialement suggérée par la CFDT, la conférence de financement a été installée fin janvier par le Premier ministre Édouard Philippe. Chargée de ramener à l’équilibre le système de retraite d’ici à 2027, elle doit faire des propositions d’ici à fin avril.

Les organisations syndicales et patronales ont démarré les travaux le 18 février, mais dès le premier jour sont apparues des crispations, notamment après qu’Edouard Philippe a écarté toute hausse des cotisations sociales patronales, au grand dam des syndicats.