Le congrès Reims en direct: Aubry, candidate, ça y est... Hollande a "honte pour le PS"

POLITIQUE Dimanche, suivez la fin du congrès de Reims du PS en direct...

Emile Josselin, Bastien Bonnefous, Stéphane Colineau à Reims

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 Martine Aubry, French Socialist party member and Mayor of Lille, delivers a speech during the second day of the French Socialist Party National Congress in Reims November 15, 2008. Socialist party delegates and congressmen are attending a three-day congress to forge a new direction for the party.    REUTERS/Benoit Tessier   (FRANCE)
 Martine Aubry, French Socialist party member and Mayor of Lille, delivers a speech during the second day of the French Socialist Party National Congress in Reims November 15, 2008. Socialist party delegates and congressmen are attending a three-day congress to forge a new direction for the party.    REUTERS/Benoit Tessier   (FRANCE) — REUTERS/Benoit Tessier

Ici, suivez en direct la fin du congrès de Reims du parti socialiste. Pour savoir ce qui s'est passé cette nuit, c'est par là. La journée de samedi, c'est ici.

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14h: c'est fini... jusqu'à jeudi
Le parc des expositions se vide massivement, c'est l'heure de vous préparer un article pour faire le bilan de tout ça, dans la perspective du vote des militants pour élire le premier secrétaire jeudi.

13h45: Glavany ne votera pas Royal

C'est ce qu'il a affirmé sur Europe 1 ce midi. "Le discours de Ségolène Royal hier devant le congrès  a confirmé une manière de faire de la politique et un projet personnel qui est aux antipodes de mes convictions de socialiste", a-t-il justifié.

12h50: Royal martèle son credo

A ses yeux, "les militants dans leur écrasante majorité veulent le rassemblement, il faut qu'ils soient plus sages que certains de leur dirigeants", a-t-elle ironisé. Elle a insisté sur sa volonté de rassembler les autres motions d'ici jeudi. "Ca peut prendre un peu de temps", a-t-elle répondu lorsqu'on l'a interrogée sur l'absence d'accord à ce congrès.

12h39: Aubry fidèle à la méthode Jospin
"Je continuerai à dire tout ce que je peux faire et à faire tout ce que j'ai dit", a dit la maire de Lille dans une conférence de presse après les discours.

12h: Adeline Hazan conclut le congrès
La maire Reims note toute de même qu'une "synthèse" a été trouvée sur deux points, à vrai dire bien consensuels déjà: "l'ancrage à gauche, et le renouvellement".

11h49: Royal en termine, ça s'est mieux passé qu'hier

Elle termine sous des applaudissement plus mesurés que Martine Aubry, mais elle a moins joué sur la provocation qu'hier.
Maintenant, Kader Arif égrène la liste des membres instances nationales...

11h46: appel au "jeunes des quartiers populaires"
Elle a appellé les "jeunes des quartiers populaires" venus voter pour elle à la présidentielle, "à venir au parti socialiste".
"Ils nous attendent, c'est pour cela qu'avec mon équipe, qui a vocation à rassembler tous les socialistes, c'est pour cela que je me bat", conclut-telle, en mettant l'accent sur son équipe "déterminée et renouvellée".

11h40: Royal fait elle aussi fort sur la crise
"Elle évoque la secte des intégristes des marchés financiers", en des termes très durs pour les "acrobates des mathématiques financières". Elle leur reproche "d'appeller l'Etat au secours comme on appelle un domestique pour éponger les dégâts d'une fête trop arrosée". Elle semble délivrer un discours plus classique qu'hier.

11h34: Royal à la tribune

Elle commence par un remerciement à son équipe. Elle confie aux militants la tâche de "rassembler le parti". Elle promet de continuer "l'effort de rassemblement: Nous aurons besoin de toi, Bertrand et de tes amis", souligne-t-elle en priorité. Elle rend aussi hommage à François Hollande, qui a su "préserver l'unité de notre parti socialiste".

11h29: Hommage à Hollande
François, "j'ai connu des désaccords avec lui. Je lui ai demandé de prendre la tête de la campagne présidentielle. Il fait un autre choix", affirme Hamon dans un hommage au premier secrétaire dont il salue la capacité à se dévouer pour "l'intérêt général du parti".

Visiblement ému, il parle de ses origines "provinciales et modestes", et dit en tirer "une morale de l'action" ."J'ai l'honneur de vous demander d'être en première ligne", conclut-il.

11h20: Fort discours sur la crise de Benoît Hamon
Il appelle à des "réponses exigeantes" à la crise financières, comme l'interdiction des délocalisations pour les groupes qui font des bénéfices en bourse. Et fait le lien avec la question des alliances avec le Modem, dont "les options économiques fondamentales sont libérales et incompatibles avec les options que nous avons tous défendu à cette tribune".

11h15: Hamon et le "bal des socialistes"
Il fustige "la scène que nous [les socialistes] jouons inlassablement depuis plusieurs mois". Pour lui "tout changera" avec le vote du premier secrétaire le 20 novembre. "Le parti hésite sur le projet, son identité, son utilité et sa stratégie d'alliances",e xplique-t-il.

11h14: ovation pour Aubry
Elle a terminé sur une ode au mouvement social, succès garanti. Au tour d'Hamon.

10h59: "Pas une opposition de personnes" selon Aubry
"La grandeur de la politique, c'est aussi la grandeur d'aller au bout de ses convictions" estime-t-elle. Elle plaide pour "un parti ancré à gauche". A l'adresse de Ségolène Royal, elle souligne les points qui lui "posaient problème" quant à une alliance: la question sociale, l'Europe, le libre échange. Elle plaide pour un "rassemblement" avec les motions Hamon et Delanoë, sur la base d'un texte politique élaboré dans la nuit des résolutions.

Elle dit avoir proposé d'autre noms de candidats, qui n'ont pas fait consensus. Et donc elle se présente: "la confusion aurait été de ne pas aller jusqu'au bout".

10h58: les candidats à la tribune
C'est Martine Aubry qui va commencer pour rpésenter sa candidature.

10h55: Pupunat squatte le micro
"On ne nous donne pas la parole!", s'emporte Franck Pupunat, de la motion Utopia, qui est monté à la tribune sans y être invité. Il met ça sur le compte de son ralliement à Benoît Hamon. Il n'a guère que le temps de citer la première phrase de sa motion, une phrase de Shakespeare. "Pour ceux qui n'ont pas eu le temps de lire Shakespeare, voilà un rappel uitile", persifle Malek Boutih à la tribune, qui préside la séance.

10h49: ça siffle
Peillon a lancé une petite pique qui fait bondir une partie de la salle: "il était plus logique que Michel Rocard se sente plus proche de nous que Gérard Filoche (membre de la gauche du parti)". Il a du mal à se faire entendre. Il regrette l'importance donnée au Modem lors du congrès: "nous aurions plus intérêt à parler du pouvoir d'achat que de cette question stratégique qui en plus fait de la publicité aux autres". Il fait une allusion aux sifflets, et ça resiffle derrière, les royalistes se lèvent pour l'applaudir et faire du bruit.

10h43: Royal continuera à chercher des alliances
"Nous aurions aimé vous annoncer le rassemblement des socialistes. Nous sommes tous pénalisés de ne pas pouvoir le faire", regrette Vincent Peillon, qui la représente à la tribune. Il confirme qu'avec Ségolène Royal il va continuer d'de travailler "à un rassemblement sans exclusive".

10h35: Lebranchu parle au nom d'Aubry
Elle rappelle qu'Aubry a refusé de faire sa candidature "un préalable". L'ancienne ministre de Jospin explique que ses autres propositions de candidature n'ont pas abouti. Elle révèle en revanche que les trois autres motions on écrit un texte hier soir, "mais qu'il n'a pu être présenté" faute d'accord sur la candidature.Au nom de tout cela, "à la demande des militants", Martine Aubry est "candidate", affirme-t-elle. Manifestement la salle lui est favorable: l'annonce recueille une grosse ovation.

10h30: au tour du représentant d'Hamon
Sa représentante, Mireille Le Corre revient sur les divergences Hamon-Royal: Europe, libre-échange, fiscalité, rapport capital-travail, alliances... Elle réaffirme la candidature au poste de premier secrétaire de Benoît Hamon, recueillant les applaudissements bien organisés des jeunes socialistes.

10h25: Delanoë ne présentera pas de candidat
"Nous voulons une orientation politique dont on déduit le leader du parti", justifie le maire de Paris. Sa candidature est définitivement enterrée: "je vous avais dit que jamais ma personne ne serait un problème, je vous le prouve". Il est longuement applaudi: son absence de candidature soulage manifestement.

La nuit s'est déroulée dans la "vérité des convictions", dit-il. Avec la motion Royal, il dit qu'il "assume les différences politiques". Il regrette que les trois autres motions "n'aient pas pu présenter une proposition aux délégués".

10h20: on entre dans le vif du sujet

Les représentants de motions montent à la tribune. Delanoë parlera en premier.

10h17: les aventuriers de la majorité perdue
Les trois autres motions arrivées derrière Royal ont recherché un consensus, mais qui n'est pas arrivé. Deux groupes se sont réunis, l'un sur un texte, l'autre sur les candidatures. Mais ce sans succès. C'est effectivement ce qu'il avait fuité de la commission des résolutions hier. Il en profite également pour donner les chiffres définitfs du vote:
Delanoë: 25%
Pole écologique: 1,75%
Hamon: 18,52%
Aubry: 24%
Royal: 29,08
Utopia: 1,25%

10h20 : les raisons officielles de l'absence de synthèse
Selon Alain Bergougnoux, c'est sur la question du libre-échange, de l'Europe qu'ont porté les premiers débats de la commission des résolutions. Ensuite est venue la question du Modem: "il est apparu une difficulté de fond, et des divergences entre les motions".

10h11: l'exercice difficile du jour
C'est pour Alain Bergougnioux, l'historien du PS, qui rend compte de la commission des résolutions, "avec tristesse" dit-il.

9h50 Aubry acclamée par les siens
Claude Bartolone prend la parole sous le chapiteau de la motion C : "je suis autorisé à vous dire que Martine a officiellement déposé sa candidature". Applaudissements généraux.

Aussitôt, le fabiusien prépare les prochains jours et invite chacun à "prendre contact dans les fédérations avec les représentants de la motion A (motion Delanoë) et même de la C (celle de Benoît Hamon)".

L'élection du premier secrétaire "va se jouer sur deux tours", assure Bartolone, donc il faut immédiatement préparer les accords de vote au premier tour avec les delanoïstes, et les reports au second avec les partisans d'Hamon. "On n'est pas là pour préparer 2017 ou 2022, mais demain!". Aubry Premier secrétaire, ses troupes pensent déjà à la présidentielle.


9h45: il y aura trois candidats

Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon sont les candidats déclarés à la tête du PS. Le député européen a d'ailleurs fait preuve de sa détermination après l'échec de la commission des résolutions hier:


9h25: Moscovici craint "l'instabilité"
Le dépoute du Doubs a estimé lors de la réunion des partisans de Delanoë que le futur premier secrétaire "ne pourra pas diriger de façon cohérente le parti, des contradictions se feront jour".

9h20: "Ca y est, Aubry est candidate" pour Lang et Bartolone
Le député du Pas-de-Calais ainsi que Claude Bartolone viennent de recevoir un coup de fil ce matin, devant la tente où se tient la réunion des partisans d'Aubry. "Je souris, c'est qu'elle est candidate", dit Bartolone. Ce que Lang confirme aussi. D'autres élus confirment également la nouvelle.

9h20: le courant Delanoë ne donnera pas de consignes de vote

C'est ce qui est ressorti de la réunion que les partisans du maire de Paris ce matin. Et il ne présenteront pas de candidat.

9h: Hollande a "honte pour le parti socialiste"
C'est ce qu'il a déclaré lors de la réunion de la motion Delanoë.

Et histoire de marquer le coup, il ne fera pas son traditionnel discours de clôture du congrès, pour "ne pas ajouter la commisération à l'imposture". Il a été très dur envers Martine Aubry et ses partisans: "ce n'est pas un problème d'idée, la motion D voulait empêcher qu'on ait un candidat".
Retrouvez ici notre dossier sur le congrès du PS à Reims.


Et aussi, à lire sur le blog Rénovation PS, les coulisses du Congrès