Alexandre Benalla le 21 janvier 2019.
Alexandre Benalla le 21 janvier 2019. — Christophe Ena/AP/SIPA

PARLEMENT

Un député demande un badge d’accès à l’Assemblée pour Benalla, en vain

Le député non inscrit Joachim Son-Forget, connu pour ses frasques sur Twitter, a demandé un badge d’accès à l’Assemblée pour l’ex-collaborateur de l’Elysée

Le député non-inscrit Joachim Son-Forget, connu pour ses frasques sur Twitter, a demandé un badge d’accès à l' Assemblée pour Alexandre Benalla en tant que collaborateur bénévole, requête refusée parce que son entreprise « s’apparente à du lobbying », a indiqué ce mardi une source parlementaire.

Le député, qui avait démissionné du groupe LREM en décembre 2018 et ne cache pas son amitié pour l’ex-collaborateur de l’Elysée, a fait une demande de badge « il y a une quinzaine de jours », a ajouté cette source, confirmant une information du Point.

« Lobbyiste »

« La réponse qui est faite de la part des services de l’Assemblée est qu’il y a un petit problème parce qu’Alexandre Benalla a monté une entreprise qui s’apparente à du lobbying », « on ne peut pas autoriser un député à faire entrer un lobbyiste », a poursuivi cette source.

Sur Twitter, Alexandre Benalla y a vu « un grave abus de droit », affirmant que sa société ne fait pas de lobbying. L’ex-collaborateur de l’Elysée, poursuivi dans le cadre du feuilleton politico-judiciaire qui porte son nom, avait déjà obtenu par le passé des badges d’accès à l’Assemblée, dont un badge « H » qui permet même d’entrer dans l’Hémicycle. Les règles d’octroi de badges avaient ensuite été durcies.

Il avait expliqué devant la commission d’enquête du Sénat en septembre 2018 qu’il s’agissait de satisfaire un « caprice personnel », à savoir aller à la salle de sport et à la bibliothèque.

« Liberté de pensée »

Joachim Son-Forget, qui représente les Français de Suisse et du Liechtenstein, avait pour sa part démissionné le 29 décembre 2018 du groupe LREM à la suite d’une polémique née de tweets sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa. Il avait rejoint le groupe UDI-Agir avant de démissionner à nouveau en décembre, siégeant depuis chez les non-inscrits.

Revendiquant sa « liberté de pensée », il a lancé un parti politique nommé « Valeur absolue », Alexandre Benalla y voyant le seul mouvement politique « où la parole est libre ».