Ségolène Royal sera candidate à la direction du PS... ou pas

POLITIQUE Un de ses proches confirme... Un autre calme le jeu...

Emile Josselin

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Les militants auront à se prononcer le 6 novembre sur quatre textes principaux (motions) placés sous la bannière de leaders: le maire de Paris Bertrand Delanoë, soutenu par le premier secrétaire sortant François Hollande et le strauss-kahnien Pierre Moscovici, Ségolène Royal associée à des barons locaux, le maire de Lille, Martine Aubry avec les fabiusiens, des strauss-kahniens et le Nord-Pas-de-Calais, enfin l'eurodéputé Benoît Hamon pour l'aile gauche du parti.
Les militants auront à se prononcer le 6 novembre sur quatre textes principaux (motions) placés sous la bannière de leaders: le maire de Paris Bertrand Delanoë, soutenu par le premier secrétaire sortant François Hollande et le strauss-kahnien Pierre Moscovici, Ségolène Royal associée à des barons locaux, le maire de Lille, Martine Aubry avec les fabiusiens, des strauss-kahniens et le Nord-Pas-de-Calais, enfin l'eurodéputé Benoît Hamon pour l'aile gauche du parti. — Francois Guillot AFP

Un de ses proches — qui ne veut pas être cité – le confirme, l'autre calme le jeu: on ne sait encore avec certitude si Ségolène Royal proposera bien sa candidature à la succession de François Hollande. Arrivée en tête du vote des militants le 6 novembre, elle avait fait part de sa volonté de se présenter ce lundi à l'occasion de la réunion des délégués de sa motion au Sénat, selon «Le Monde». «De oute façon, c'est inscrit dans son score», jugeait un des ses partisans. Un autre responsable politique proche de Ségolène Royal a répondu, sans vouloir non plus être cité: «personne ne peut dire qu'il est sûr qu'elle sera candidate. Elle n'a dit à personne si elle l'était».

Il s'est borné à relever que «les conditions apparaissent plus favorables» pour briguer la succession de François Hollande car le résultat du vote «est incontournable».

Ségolène Royal a publié un document de travail, qui va être remis aux représentants des autres motions, baptisé «Pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste». Le document insiste beaucoup sur la «décentralisation» du PS, et le rôle des élus locaux. Aux fédérations par exemple de dresser un bilan de la crise financière, qui serait un «préalable à un grand forum global». Elle se verront également confier de nouvelles responsabilités, «pour que le parti fonctionne de façon ascendante». Avec à la clé, «des dotations financières plus importantes», et la mise en place dans chaque région d'une «université populaire de la connaissance».

Rassemblement de la gauche

Dans ce texte, elle clarifie également la question de l'alliance avec le Modem, en réaffirmant sa fidélité à la stratégie de rassemblement de la gauche, «autour d'un contrat de gouvernement». Pour cela, Ségoène Royal préconise la création d'un «comité d'action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d'une fédération». C'est «seulement ensuite» qu'elle envisage de dialoguer avec «toutes les frces susceptibles de se reconbnaître dans le projet socialiste pour battre la droite»

Mi-septembre, elle avait pourtant fait part de sa volonté de mettre «au frigidaire» sa candidature, ce qui lui avait permis de rallier à sa cause les élus locaux de «La ligne claire», opposés à ce qu'un présidentiable occupe le poste de premier secrétaire.

Royal candidate, un «dysfonctionnement»

Parmi eux, il y a notamment le patron des socialistes des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, qui déclarait encore samedi qu'il ne souhaitait pas à la tête du PS «une candidate ou un candidat présidentiable, parce qu'immédiatement, dès l'éléction du premier secrétaire, évidemment, le débat serait fixé sur la prochaine échéance. Il y aurait un dysfonctionnement de notre parti».



Lundi soir, par la voix de Patrick Menucci, on apprenait pourtant que la fédération des Bouches-du-Rhône soutiendra Ségolène Royal «si elle est candidate». I s'est toutefois gardé de donner son sentiment sur l'opportunité de cette candidature.