Congé de deuil parental : L’allongement du congé « n’est pas un problème d’argent » dit Pénicaud

COUAC La ministre du Travail recevait mardi soir des associations pour tenter de sortir le gouvernement de l’ornière

20 Minutes avec AFP

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Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, à l'Assemblée nationale, mardi.
Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, à l'Assemblée nationale, mardi. — Jacques Witt/SIPA

L’allongement du congé pour le décès d’un enfant « n’est pas un problème d’argent », a affirmé mardi soir la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à l’issue d’une réunion avec associations et parlementaires afin d’élaborer « une réponse plus large » à ce « sujet de société ». « Il n’y a jamais eu de problème de financement », a déclaré Muriel Pénicaud après le refus, la semaine dernière, de l’allongement de ce congé de 5 à 12 jours.

Lors des débats en séance sur cette proposition UDI-Agir, la députée LREM Sereine Mauborgne avait estimé que la mesure revenait à « s’achete (r) de la générosité à bon prix sur le dos des entreprises ». Sous le feu des critiques, la ministre du Travail a estimé mardi que « ce que ça représente en argent par rapport à la souffrance des parents (est sans) aucune commune mesure ».

Inégalités territoriales

La proposition de loi finalement adoptée, qui prévoit la possibilité d’un don de jours de repos entre collègues après le décès d’un enfant, est « encore en deçà de ce qui est nécessaire » et devra être complétée par un « plan d’action » allant « de l’accompagnement psychologique aux frais d’obsèques ».

Les sommes versées aux parents en deuil vont, selon les départements, de quelques centaines à quelques milliers d’euros, a souligné le secrétaire d’Etat chargé de la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, pointant ces « inégalités territoriales » et appelant à « ne pas rajouter de la maltraitance à la souffrance ». Par ailleurs, « le sujet du capital-décès a été souligné comme très important pour les parents », a indiqué Muriel Pénicaud, évoquant aussi « les mesures à prendre dans les entreprises ».

Les deux membres du gouvernement doivent poursuivre cette concertation mercredi après-midi rue de Grenelle avec les organisations syndicales et patronales, afin de « trouver une solution qui – je l’espère – sera votée à l’unanimité », a-t-elle ajouté.