Brigitte Macron: L’épouse du président donne sa version sur l'origine du «je traverse la rue»

DEMINAGE Elle a défendu le chef de l’Etat face à l’anonymat des attaques des réseaux sociaux

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel et Brigitte Macron, le 10 janvier 2020 à l’Élysée.
Emmanuel et Brigitte Macron, le 10 janvier 2020 à l’Élysée. — HAMILTON-POOL/SIPA

« Un mot peut vous condamner », c’est par cette phrase que Brigitte Macron a tenté de conclure son explication de texte des propos de son mari. L’épouse du président de la république, qui a pour la première fois accepté une interview télé, a en effet donné jeudi sur TF1 son analyse sur l’origine de la petite phrase de son époux « je traverse la rue, du travail je vous en trouve ».

La phrase d’un restaurateur

« La veille on était au restaurant et le restaurateur nous a dit : Le premier qui va traverser la rue, je lui donne un boulot, parce que j’ai besoin de travailleurs auprès de moi. Et cette phrase qu’Emmanuel a dite à ce moment-là, c’est la phrase qu’il avait entendue, que le restaurateur avait dite la veille », a affirmé Brigitte Macron. Elle a ajouté lui avoir reproché cette phrase, que le chef de l’Etat avait lancée à un jeune chômeur à l’Elysée lors des journées du patrimoine, le 15 septembre 2018, citée régulièrement par ses détracteurs. « Une phrase qui ne m’a pas porté chance », a reconnu Emmanuel Macron mercredi lors de ses vœux à la presse.

« Tu es dans l’enceinte de l’Elysée, c’est compliqué de dire à un jeune homme une phrase comme celle-là », lui a-t-elle dit. « Bien évidemment, on n’a pas à la dire », a répété son épouse. « Mais, quelquefois, on a des phrases qui sortent spontanément, qui nuisent à notre image, mais c’est trop tard, la phrase est dite. On est dans une époque où un mot peut vous condamner et vous êtes réduite indéfiniment à ce mot ».

Emmanuel Macron fera « ce qu’il voudra » en 2022

L’épouse du chef de l’Etat a aussi réfuté les accusations d’arrogance qui visent son époux. « Cette assurance qu’il a, c’est une assurance de la connaissance. Mais peut-être que quelque chose dans la forme ne convient pas », a-t-elle admis, même si les Français qui le rencontrent sont, selon elle, « contents ».

Quant à la colère des personnels hospitaliers, celle qui vient de succéder à Bernadette Chirac comme présidente de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et de l’opération Pièces jaunes, a répondu que « c’est un combat que l’on comprend ». Elle a enfin fustigé ceux qui l’insultent sur les réseaux sociaux sous couvert de l’anonymat : « on peut vous assassiner, en toute liberté, c’est invraisemblable », mais hors de l’Elysée « c’est très rare qu’on m’aborde pour être agressif ».

Enfin, interrogée sur 2022 et une candidature d’Emmanuel Macron, elle a notamment glissé : « il fera ce qu’il voudra et de toute manière je serai là pour lui ».